Université buissonnière (archives)
Charte de l’université buissonnière
Tout n’est pas dit, et l’on ne vient pas trop tard.
L’Université buissonnière est buissonnière parce qu’elle prend les chemins de traverse. Elle fait sa place en tout lieu : elle s’installe dans des lieux de l’espace public, qu’ils soient appropriés ou pas.
L’Université buissonnière crée les conditions pour qu’advienne quelque chose, sans que ce quelque chose soit précisément anticipé.
L’Université buissonnière cherche à créer une possibilité. C’est la disposition à prendre goût au savoir qui lui donne sens. C’est à donner du sens qu’elle s’attache.
L’Université buissonnière est l’amie des zones à défendre, des zones à défricher, des zones à découvrir, des zones à débusquer. Elle sait trouver à s’arranger des interstices de l’institution.
L’Université buissonnière est université parce qu’elle reste fidèle à l’ouverture ainsi qu’à l’hospitalité qui en ont assuré la règle.
L’Université buissonnière reste attachée à l’indulgence et à la bienveillance auxquelles la connaissance oblige. Elle ne se déprend pas du ravissement que sait constituer tout savoir.
L’Université buissonnière envisage autrement les relations savoir-pouvoir. Elle veut les transformer. Parce qu’elle tient à s’affranchir des titres et des réputations pour s’entre-émanciper.
L’Université buissonnière récuse le monde de la compétition de tous contre tous. C’est parce qu’elle en déplore la tristesse et veut renouer avec un enjouement dans la fréquentation du monde.
L’Université buissonnière est autre chose qu’une entreprise. Elle n’est pas le projet d’une initiatived’excellenceinnovanteàbutlucratif.
L’Université buissonnière est l’occasion de rencontres dont la signification se construit en situation. Par des confrontations à même de bouleverser les relations, les rôles, et les places assignées.
L’Université buissonnière a pour ambition de produire des œuvres en commun, d’envisager la recherche comme une forme de création indisciplinée, propre à bouleverser les horizons d’attente.
L’Université buissonnière s’ordonne donc en collectif et n’existe qu’autant que chacune et chacun, participant d’un commun toujours en devenir, la fait vivre et perdurer.
L’Université buissonnière œuvre dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. Et ne rechigne pas à l’autocritique. Il n’empêche : elle existe en totale réprobation des actes et des propos d’ordre discriminatoire ou phobique. Elle ne tolèrera pas qu’en son sein des personnes s’y livrent. En aucun cas. D’aucune façon. Sous quelque prétexte que ce soit.
Vous êtes étudiantes, artiste, anarchitecte, militants, réfugié, citoyenne, graphiste, précarisée, sans étiquette ou à mille casquettes – et vous vous reconnaissez dans cette charte en forme de fugue ? Alors c’est à vous de jouer ! L’Université buissonnière sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons, chemin faisant.
Pour mieux connaître nos chantiers, rêves et autres désirs de faire autrement de la recherche que dans la tour d’Ivoire, voici nos liens :
Mail de contact : univbuiss@free.fr
Twitter : @UBuissonniere
Facebook : https://www.facebook.com/univbuiss/
Tous nos événements sont livres, gratuits et toute personne peut organiser toute sorte de choses avec l’UB…
Pour en savoir un peu plus sur l’année 2019 c’est ici
Vous pouvez aussi directement écrire dans le formulaire suivant, qui enverra directement votre message à l’adresse indiquée ci-dessus. Nom(obligatoire) E-mail(obligatoire) Site Web Commentaire(obligatoire)
Sur cette page le programme de l’université buissonnière au fil des événements…
Po.é.li.tik 2020
Ce nouvel atelier de l’Université buissonnière qui se tiendra un mercredi soir par mois à 19h30 à la librairie Les oiseaux rares (1 rue vulpian dans le 13e).
Nous recevrons différents chercheurs ou penseurs intéressés par ces questions, et nous projetons de faire aussi des séances de discussions libres autour de textes.
Po.é.li.tik #1 : le 22 janvier 2020 : présentation de notre atelier et des questions sociolinguistiques politiques qu’elles posent! Par exemple : comment rendre compte des positionnements des sujets dans les pratiques langagières? Quelle place pour la poétique dans la sociolinguistique? Puis nous discuterons avec Aliou Altamine Cissé autour du rapport genre et poésie chez les Touaregs (voir ici ).
Po.é.li.tik #2 : le 13 février 2020 : Deleuze/Lacan, quels possibles agencements?
Rencontre avec Florent Gabarron-Garcia l’auteur de l’ouvrage L’héritage politique de la psychanalyse, Pour une clinique du réel. [Psychanalyste, Psychologue, Maître de conférences à Paris 8, Chercheur associé en psychanalyse (CRPMS), Chercheur associé en philosophie (ERRAPHIS), Membre de la revue Chimères fondée par Deleuze et Guattari]
Po.é.li.tik #3 : le 4 mars 2020 : Parole et Folie. La parole autrement à Laborde?
Rencontre avec Jean-Claude Polack [Collaborateur pendant une douzaine d’années aux côtés de Jean Oury et de Felix Guattari à la Clinique de La Borde. Il a exercé dans un collectif d’analystes à Paris et animé pendant une dizaine d’années une association de malades psychotiques. Il est rédacteur en chef de la revue Chimères, fondée en 1987 par par Deleuze et Guattari et il a coréalisé un film sur François Tosquelles. Il est l’auteur de plusieurs études qui portent l’influence de son ami et collègue Guattari. Il a publié notamment : Épreuves de la folie : travail psychanalytique et processus psychotiques, Ramonville-Saint-Agne, Éditions Érès, « Des travaux et des jours », 2006.]
Po.é.li.tik #4 : le 22 avril 2020 : Poétique de la relation
Rencontre avec Myriam Suchet à propos de son dernier ouvrage : L’horizon est ici. Pour une prolifération des modes de relations, éditions du commun, 2019.
Voir notre présentation ici
Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?
Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.
L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmi 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Celan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.
Le consulter : http://www.editionsducommun.org/download/2222/
Po.é.li.tik #5 : le 24 juin 2020 : Une recherche du continu : langage et relation
Rencontre avec Serge Martin, professeur à Paris Sorbonne Nouvelle, auteur et chercheur. Ses derniers ouvrages :
- Poétique de la voix en littérature de jeunesse Le racontage de la maternelle à l’université, Paris: L’Harmattan, coll. « Enfances et langages », 2014 (présentation par l’auteur sur le site de l’éditeur : https://www.youtube.com/watch?v=jPl8Kd9_Knc [archive]).
- Voix et relation Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache, Taulignan: Marie Delarbre éditions, coll. « Théories », 2017. (http://www.marie-delarbre.fr/voixetrelation.html [archive]).
- Ghérasim Luca, une voix inflammable, Saint Benoît du Sault, éditions Tarabuste, 2018, 236 p.

15 février 2020
Le 15 février à La Colonie un programme Retrouver la langue (africaine) perdue ? avec la projection du film Notre étrangère de Sarah Bouyain, en présence de la réalisatrice et de Pascal Somé.
Pour toute information, voir notre article ici ou aller sur le site La Colonie
14 février 2020


Break news! L’université populaire se prend au jeu d’une réflexion approfondie pendant plusieurs semaines avec Jeanne Etelain de la New-York University qui croise les expériences américaine et française en matière d’enseignement et de recherche. 1er épisode : le 14 février!

L’université populaire de Paris Descartes s’est ouverte le jeudi 17 janvier 2020… avec Maria Candéa pour invitée. Elle se poursuit depuis en lien au mouvement social français.
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