Engaged in artistic practices we have termed “vernacular,” we focus specifically on creating sound and visual works using an anthropological approach that aims to collaboratively develop all kinds of artistic projects with the people involved, guided by shared aspirations and collective goals.
We have each been working for many years, in various contexts, on documentary films, sound art, and experimental films, sometimes in connection with our research in anthropology (film anthropology or linguistic anthropology). For most of us, ongoing and in-depth work with Traveler or Romani families (in France, Bulgaria, and Romania) has been continuing for decades in various forms.
Building on these diverse practices, we have undertaken a collective project centered on the issue of Romani archives: sound and visual archives in their current form.
Fragments of images, sound recordings, photographs, Super 8 or VHS films, unnamed and undated documents, home movies, or more recently videos created on cell phones and posted on social media, etc., these diverse film and sound materials lead us to extend the vernacular gestures of people who had no intention of making art, yet who nonetheless offer entirely innovative forms.
Initiated by Cécile Canut’s Roma Dikhila project, supported by the Institut Universitaire de France (IUF), and centered on Romani vernacular practices that facilitate the circulation of audio and visual archives, this project aims to highlight and showcase the politics of subjectivation that result from these actions. It has been joined by the work of Jonathan Larcher and Erell Latimier on the archives of Matéo Maximoff and gives rise to film performances, screenings, workshops, debates, exhibitions, and more. The first event of this collective project will take place in November 2026 in Brussels, in partnership with the Théâtre de la Parole and the Théâtre Médeber.
Qui sommes-nous ?
Engagé•e•s dans les pratiques artistiques que nous avons nommées « vernaculaires », nous réalisons plus particulièrement des créations sonores et visuelles selon une approche anthropologique qui vise à construire collectivement tout type d’objet artistique avec les personnes concernées et selon les désirs partagés et les volontés communes.
Nous pratiquons individuellement depuis longtemps et dans des contextes différents des films documentaires, des créations sonores, des films expérimentaux, parfois liés à notre travail de chercheur•e•s en anthropologie (anthropologie du cinéma ou anthropologie linguistique). Pour la plupart d’entre nous, un travail continu et approfondi avec des familles de Voyageurs ou de Roms (en France, en Bulgarie, en Roumanie) se poursuit depuis des dizaines d’années sous des formes multiples.
Dans le prolongement de ces pratiques plurielles, nous avons entrepris un projet collectif autour de la question des archives romani : archives sonores et visuelles dans leur actualisation présente.
Fragments d’images, enregistrements sonores, photographies, film Super8 ou VHS, documents sans nom, sans dates, films de familles, ou plus récemment vidéos créées par mobile-phone, postées sur les réseaux sociaux, etc., ces multiples matières filmiques et sonores nous amènent à prolonger des gestes vernaculaires de personnes qui n’avaient pas l’intention de faire de l’art, mais qui pour autant proposent des formes totalement novatrices.
Initié par le projet Roma Dikhila de Cécile Canut, soutenu par l’Institut Universitaire de France (IUF), autour des pratiques vernaculaires romani activant des mises en circulation d’archives sonores et visuelles, ce projet a pour but de mettre en exergue et en scène les politiques de subjectivation qui résultent de ces actions. Il a été rejoint par le travail de Jonathan Larcher et Erell Latimier à propos des archives de Matéo Maximoff et donne lieu à des ciné-performances, des projections, des ateliers, des débats, des expositions, etc. La première manifestation de ce travail collectif aura lieu en novembre 2026 à Bruxelles, en partenariat avec le Théâtre de la parole et le Théâtre Médeber.