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	<title>Home - Filmic Anthropography</title>
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		<title>Université buissonnière (archives)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 11:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Charte de l’université buissonnière Tout n’est pas dit, et l’on ne vient pas trop tard. L’Université buissonnière est buissonnière parce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Charte de l’université buissonnière</strong></p>



<p><em>Tout n’est pas dit, et l’on ne vient pas trop tard.</em></p>



<p>L’Université buissonnière est buissonnière parce qu’elle prend les chemins de traverse. Elle fait sa place en tout lieu : elle s’installe dans des lieux de l’espace public, qu’ils soient appropriés ou pas.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière crée les conditions pour qu’advienne quelque chose, sans que ce quelque chose soit précisément anticipé.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière cherche à créer une possibilité. C’est la disposition à prendre goût au savoir qui lui donne sens. C’est à donner du sens qu’elle s’attache.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est l’amie des zones à défendre, des zones à défricher, des zones à découvrir, des zones à débusquer. Elle sait trouver à s’arranger des interstices de l’institution.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est université parce qu’elle reste fidèle à l’ouverture ainsi qu’à l’hospitalité qui en ont assuré la règle.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière reste attachée à l’indulgence et à la bienveillance auxquelles la connaissance oblige. Elle ne se déprend pas du ravissement que sait constituer tout savoir.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière envisage autrement les relations savoir-pouvoir. Elle veut les transformer. Parce qu’elle tient à s’affranchir des titres et des réputations pour s’entre-émanciper.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière récuse le monde de la compétition de tous contre tous. C’est parce qu’elle en déplore la tristesse et veut renouer avec un enjouement dans la fréquentation du monde.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est autre chose qu’une entreprise. Elle n’est pas le projet d’une initiatived’excellenceinnovanteàbutlucratif.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est l’occasion de rencontres dont la signification se construit en situation. Par des confrontations à même de bouleverser les relations, les rôles, et les places assignées.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière a pour ambition de produire des œuvres en commun, d’envisager la recherche comme une forme de création indisciplinée, propre à bouleverser les horizons d’attente.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière s’ordonne donc en collectif et n’existe qu’autant que chacune et chacun, participant d’un commun toujours en devenir, la fait vivre et perdurer.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière œuvre dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. Et ne rechigne pas à l’autocritique. Il n’empêche : elle existe en totale réprobation des actes et des propos d’ordre discriminatoire ou phobique. Elle ne tolèrera pas qu’en son sein des personnes s’y livrent. En aucun cas. D’aucune façon. Sous quelque prétexte que ce soit.&nbsp;</p>



<p>Vous êtes étudiantes, artiste, anarchitecte, militants, réfugié, citoyenne, graphiste, précarisée, sans étiquette ou à mille casquettes – et vous vous reconnaissez dans cette charte en forme de fugue ? Alors c’est à vous de jouer ! L’Université buissonnière sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons, chemin faisant.</p>



<p>&nbsp;Pour mieux connaître nos chantiers, rêves et autres désirs de faire autrement de la recherche que dans la tour d’Ivoire, voici nos liens :</p>



<p>Mail de contact : <a href="mailto:univbuiss@free.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">univbuiss@free.fr</a></p>



<p>Twitter : @UBuissonniere</p>



<p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/univbuiss/">https://www.facebook.com/univbuiss/</a></p>



<p>Tous nos événements sont livres, gratuits et toute personne peut organiser toute sorte de choses avec l’UB…</p>



<p>Pour en savoir un peu plus sur l’année 2019 c’est <a href="https://wordpress.com/post/universitebuissonniere.com/333" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>



<p>Vous pouvez aussi directement écrire dans le formulaire suivant, qui enverra directement votre message à l’adresse indiquée ci-dessus. Nom(obligatoire) E-mail(obligatoire) Site Web Commentaire(obligatoire)</p>



<p>Sur cette page le programme de <strong>l’université buissonnière</strong> au fil des événements…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Po.é.li.tik 2020</h2>



<p><em><strong>Ce nouvel atelier de l’Université buissonnière qui se tiendra un mercredi soir par mois à 19h30 à la librairie Les oiseaux rares (1 rue vulpian dans le 13e).</strong></em></p>



<p>Nous recevrons différents chercheurs ou penseurs intéressés par ces questions, et nous projetons de faire aussi des séances de discussions libres autour de textes.</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #1 : le 22 janvier 2020 :</strong> présentation de notre atelier et des questions sociolinguistiques politiques qu’elles posent! Par exemple : comment rendre compte des positionnements des sujets dans les pratiques langagières? Quelle place pour la poétique dans la sociolinguistique?&nbsp; Puis nous discuterons avec<strong> Aliou Altamine Cissé</strong> autour du rapport genre et poésie chez les Touaregs (voir <a href="https://universitebuissonniere.com/2019/12/01/cycle-po-e-li-tik-1-la-poesie-des-femmes-touaregues/">ici</a> ).</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #2 : le 13 février 2020 : Deleuze/Lacan, quels possibles agencements?</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Florent Gabarron-Garcia </strong>l’auteur de l’ouvrage<strong><em> L’h</em><em>éritage politique de la psychanalyse, Pour une clinique du réel</em>. </strong>[Psychanalyste, Psychologue, Maître de conférences à Paris 8, Chercheur associé en psychanalyse (CRPMS), Chercheur associé en philosophie (ERRAPHIS), Membre de la revue Chimères fondée par Deleuze et Guattari]</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #3 : le 4 mars 2020 : Parole et Folie. La parole autrement à Laborde?</strong></p>



<p><strong>Rencontre avec Jean-Claude Polack </strong>[Collaborateur pendant une douzaine d’années aux côtés de Jean Oury et de Felix Guattari à la Clinique de La Borde.&nbsp; Il a exercé dans un collectif d’analystes à Paris et animé pendant une dizaine d’années une association de malades psychotiques. Il est rédacteur en chef de la revue <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chim%C3%A8res_(revue)">Chimères</a></em>, fondée en 1987 par par Deleuze et Guattari et il a coréalisé un film sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Tosquelles">François Tosquelles</a>. Il est l’auteur de plusieurs études qui portent l’influence de son ami et collègue Guattari. Il a publié notamment : <em>Épreuves de la folie&nbsp;: travail psychanalytique et processus psychotiques</em>, Ramonville-Saint-Agne, Éditions Érès, « Des travaux et des jours », 2006.]</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #4 : le 22 avril 2020 : Poétique de la relation</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Myriam Suchet à propos de son dernier ouvrage : </strong><em>L’horizon est ici. Pour une prolifération des modes de relations, éditions du commun, 2019.</em></p>



<p>Voir notre présentation <a href="http://ici : https://universitebuissonniere.com/2019/11/15/lhorizon-est-ici-pour-une-proliferation-des-modes-de-relations/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>



<p>Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?</p>



<p>Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.</p>



<p>L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmi 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Celan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.</p>



<p>Le consulter : <a href="http://www.editionsducommun.org/download/2222/">http://www.editionsducommun.org/download/2222/</a></p>



<p><strong>Po.é.li.tik #5 : le 24 juin 2020 : Une recherche du continu : langage et relation</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Serge Martin, professeur à Paris Sorbonne Nouvelle, auteur et chercheur. Ses derniers ouvrages :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Poétique de la voix en littérature de jeunesse Le racontage de la maternelle à l’université</em>, Paris: L’Harmattan, coll. «&nbsp;Enfances et langages&nbsp;», 2014 (présentation par l’auteur sur le site de l’éditeur&nbsp;: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jPl8Kd9_Knc">https://www.youtube.com/watch?v=jPl8Kd9_Knc</a><small>&nbsp;[<a href="http://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DjPl8Kd9_Knc">archive</a>]</small>).</li>



<li><em>Voix et relation Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache</em>, Taulignan: Marie Delarbre éditions, coll. «&nbsp;Théories&nbsp;», 2017. (<a href="http://www.marie-delarbre.fr/voixetrelation.html">http://www.marie-delarbre.fr/voixetrelation.html</a><small>&nbsp;[<a href="http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.marie-delarbre.fr%2Fvoixetrelation.html">archive</a>]</small>).</li>



<li><em>Ghérasim Luca, une voix inflammable</em>, Saint Benoît du Sault, éditions Tarabuste, 2018, 236 p.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930.jpeg?w=724" alt="" class="wp-image-605" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930.jpeg 1754w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-212x300.jpeg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-768x1086.jpeg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-724x1024.jpeg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-1086x1536.jpeg 1086w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-1448x2048.jpeg 1448w" sizes="(max-width: 1754px) 100vw, 1754px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">15 février 2020</h2>



<p>Le 15 février à <strong><s class="">La Colonie</s></strong> un programme <strong>Retrouver la langue (africaine) perdue&nbsp;? &nbsp;&nbsp; </strong>avec la projection du film<em> Notre étrangère</em> de Sarah Bouyain, en présence de la réalisatrice et de<strong> Pascal Somé</strong>.</p>



<p>Pour toute information, voir notre article <a rel="noreferrer noopener" href="https://universitebuissonniere.com/2020/02/06/langue-buissonniere-6-retrouver-la-langue-africaine-perdue/" target="_blank">ici</a> ou aller sur le site La <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.lacolonie.paris/agenda/2020/fevrier/retrouver-la-langue-africaine-perdue/" target="_blank">Colonie</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">14 février 2020</h2>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430.jpeg?w=724" alt="" class="wp-image-604" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430.jpeg 1754w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-212x300.jpeg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-768x1086.jpeg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-724x1024.jpeg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-1086x1536.jpeg 1086w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-1448x2048.jpeg 1448w" sizes="(max-width: 1754px) 100vw, 1754px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/14fev2.jpg" alt="" class="wp-image-532"/></figure>



<p>Break news! L’université populaire se prend au jeu d’une réflexion approfondie pendant plusieurs semaines avec Jeanne Etelain de la New-York University qui croise les expériences américaine et française en matière d’enseignement et de recherche. 1er épisode : le 14 février!</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2481" height="1754" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/upopdescartes-programme11.jpg" alt="" class="wp-image-536"/></figure>



<p>L’université populaire de Paris Descartes s’est ouverte le jeudi 17 janvier 2020… avec Maria Candéa pour invitée. Elle se poursuit depuis en lien au mouvement social français.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Partager&nbsp;:</h3>



<ul class="wp-block-list">
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</ul>



<h1 class="wp-block-heading">Rechercher</h1>



<p>Rechercher&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>L</th><th>M</th><th>M</th><th>J</th><th>V</th><th>S</th><th>D</th></tr></thead><tbody><tr><td colspan="4">&nbsp;</td><td>1</td><td>2</td><td>3</td></tr><tr><td>4</td><td>5</td><td>6</td><td>7</td><td>8</td><td><a href="https://www.filmic-anthropography.com/2024/11/09/">9</a></td><td>10</td></tr><tr><td>11</td><td>12</td><td>13</td><td>14</td><td>15</td><td>16</td><td>17</td></tr><tr><td>18</td><td>19</td><td>20</td><td>21</td><td>22</td><td>23</td><td>24</td></tr><tr><td>25</td><td>26</td><td>27</td><td>28</td><td>29</td><td>30</td><td>&nbsp;</td></tr></tbody></table></figure>



<h1 class="wp-block-heading">Sites amis</h1>



<p><a href="https://doc.work/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DOC</a>!</p>



<p><a href="http://100ecs.fr/universite-du-bien-commun/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université du bien commun</a></p>



<p><a href="http://www.compagnonsdelanuit.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les compagnons de la nuit</a></p>



<p>La radio Fréquence Paris Pluriel</p>



<p><a href="http://: https://critiquessdl.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Séminaire Critique Sociale du Langage</a></p>



<p><a href="https://sociolingp.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sociolinguistique politique</a></p>



<p><a href="http://thecheapestuniversity.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cheapest university</a></p>



<p>Atelier d’indiscipline radiophonique</p>



<p><a href="https://padlet.com/myriam_suchet/j7rye42z0xnk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Promenade en Babel universiTerre</a></p>



<p><a href="https://horscadres.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hors Cadre&nbsp;</a></p>



<p><a href="http://sociologie-narrative.lcsp.univ-paris-diderot.fr/Contacts-353" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sociologie narrative</a></p>



<p><a href="http://www.peuple-et-culture.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Peuple et culture</a></p>



<p></p>
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		<title>Les mardis cinéma à l&#8217;humathèque!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 23:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discussion entre Cécile Canut et Jonathan Larcher autour du film &#8220;L&#8217;île des femmes&#8221;…&#160;entrée gratuite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Discussion entre Cécile Canut et Jonathan Larcher autour du film &#8220;L&#8217;île des femmes&#8221;…&nbsp;entrée gratuite. </p>



<div class="wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1753" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-1035" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-1087x1536.jpg 1087w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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		<item>
		<title>Dans le chien-et-loup politique que nous traversons vaille que vaille</title>
		<link>https://www.filmic-anthropography.com/dans-le-chien-et-loup-politique-que-nous-traversons-vaille-que-vaille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 22:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le prolongement d&#8217;une réflexion politique collective au sein du collectif &#8220;faire commune&#8221;, voici un texte écrit par Emile et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans le prolongement d&#8217;une réflexion politique collective au sein du collectif &#8220;faire commune&#8221;, voici un texte écrit par Emile et Alain Hobé qui peut intéresser les amoureux de l&#8217;université buissonnière… n&#8217;hésitez pas à proposer vos textes. C&#8217;est libre et même recommandé!</p>



<p class="has-text-align-left">« La gauche n’est pas une affaire de gouvernement. » C’est ce qu’en substance a déclaré un jour Gilles Deleuze, insistant sur la priorité donnée à la perception du lointain du monde, et supposant d’autre part, pour cette même gauche, la nécessité d’un devenir minoritaire (qui est tout sauf un désir de ne compter pour rien). Il avait raison, croyons-nous, quand bien même nous comprenons que cette affirmation puisse paraître à certaines et certains pour le moins discutable.</p>



<p class="has-text-align-center">*</p>



<span id="more-723"></span>



<p class="has-drop-cap">Or ce qui se passe aujourd’hui, c’est que cette réalité désormais en rencontre une autre qui la met à mal. Car ce qui nous gouverne aujourd’hui non seulement cherche à ruiner la possibilité de cette perception du monde et tourne en dérision tout devenir minoritaire, mais il compromet de surcroît <em>la possibilité du discutable</em> en question. L’air du temps politique en appelle au recentrement sur soi-même, incite expressément à voir midi et toutes les autres heures à sa porte, et dès lors assèche inexorablement les pensées soucieuses du monde avant soi. Ne pressent-on pas déjà que demain, dans ce pays, si rien n’est fait, se déclarer de gauche (ou progressiste, ou soucieux du bien commun, etc., comme on voudra) se présentera comme une gageure, même aux conditions posées par Deleuze. On ne pourra plus être de gauche sans l’être misérablement. C’est-à-dire sans devoir tristement renoncer à lier la pensée générale aux actes mineurs, faits pour pallier les manquements du pouvoir, auxquels un souci altruiste obligera de rester attaché.</p>



<p><strong>Une temporalité nouvelle</strong></p>



<p>Nous postulons en premier lieu que le devenir des dirigeants placés sous le contrôle de la finance internationale (et notre petit timonier du moment semble à ce titre exemplaire) est <em>tendanciellement tyrannique</em>. Il n’y a pas de politique que ces dirigeants-là puissent suivre qui n’en vienne, au final, à ruiner nos libertés. Tout le monde a bien compris que les exigences de la finance sont par nature inapaisables&nbsp;: leur avidité est productrice d’elle-même. Il s’ensuivra ce qui devra s’ensuivre au niveau politique. On l’a chaque jour un peu plus sous les yeux. La logique qui la mène est aveugle aux ravages écologiques et sociaux, psychologiques aussi, qu’elle induit — quand elle n’en est pas même à profiter du désarroi qu’elle sème à son passage. Au point de laisser penser qu’elle poursuit un but qui n’a plus rien à voir avec quelque bonheur commun que ce soit, trouvant plutôt son intérêt dans quelque chose ayant pour contrepartie le mal-être général. La gestion cafardeuse de la crise sanitaire trouve aussi son sens dans un objectif éco-politique générateur d’un <em>partage d’affects tristes</em> où pointe la culpabilité.</p>



<p>Peut-être aura-t-elle, cette crise sanitaire, rendu patent, pour un nombre croissant de gens, le mépris qu’affichent les gouvernants et leurs amis vis-à-vis du devenir partagé, commun, dont ils se prétendent les garants. Peut-être aura-t-elle, dans le sillage de la révolte des gilets jaunes, permis un éveil des consciences contre cette forme de condescendance à l’égard de la population, mettant au jour la volonté de la contraindre aux conditions d’exercice d’un pouvoir toujours plus invasif. La donne, en cette matière, aura sans doute un peu changé. Espérons-le. Sachant que cet espoir, pour l’heure, perdure en sa fragilité devant l’acharnement d’une politique qui cherche à tous les confisquer. Et qu’il n’est pas si évident que la crise, sous l’aspect de parenthèse lugubre que ce pouvoir peut lui donner, soit le moment d’un éveil à des possibles insoupçonnés.</p>



<p>Car ce qui se met en place vise à fragiliser toute conscience politique. Qui en douterait. Pas une des déclarations de nos dirigeants qui ne vise à nous déboussoler. Pas une de ses décisions qui ne vise à nous faire perdre la main. C’est une dynamique redoutable. Elle jette les bases de sa large expansion par le même mouvement qu’elle avance et prospère. Elle y réussit d’autant mieux qu’on remet à plus tard les décisions de s’y opposer farouchement, et l’on réussit d’autant moins à s’opposer à cette dynamique qu’elle met en place, au fil de son évolution, les moyens de son développement. Dans le cas présent&nbsp;: les approximations quand ce ne sont pas les mensonges par le gouvernement lui-même, mais aussi la multiplication des tribunes où la parole est dévoyée, sont autant de moyens de nous désorienter. Donc de nous porter au-devant de ce qu’un commentateur avait judicieusement appelé «&nbsp;la dissociété&nbsp;» — sous couvert de défense des libertés, il va sans dire. C’est par le désarroi, par un trouble annonçant une <em>démonétisation du savoir</em>, que ce pouvoir est disposé à s’attirer les bonnes grâces, en forme de passivité, d’une population désœuvrée. Parce qu’il ne s’agira bientôt plus, pour lui, que de perdre la population pour mieux l’amener à résipiscence.</p>



<p>Tout ceci fait que nous voilà tous poussés dans une temporalité nouvelle. Car désormais le temps presse. Et chaque crise en accentue davantage l’évidence. Il s’engage une course contre la montre au moment même où le pouvoir a pris le parti de jeter le trouble dans la population pour mieux la manœuvrer, et l’amener à accepter l’inacceptable — voire la conduire à préférer les joies de l’aveuglement sur les malheurs du monde, gagées sur de vagues plaisirs décompensateurs, au souci d’un bonheur commun présenté comme inaccessible. La <em>résignation rieuse</em>&nbsp;: c’est ce que le pouvoir, tout le pouvoir, cherche à susciter chez la population. Quand bien même cette résignation jouisseuse serait inassumable et prédisposerait au malaise, à la mélancolie chronique. Et peut-être bien pour cette raison précise qu’elle affecte douloureusement des esprits qui ne sont jamais préparés à cette économie des plaisirs frelatés nés de l’opportunisme sans freins.</p>



<p><strong>Un paysage de défaite</strong></p>



<p>Nous ne pouvons plus guère attendre. Dès lors que le pouvoir a entrepris non seulement de liquider les conquis sociaux, voire de travestir les acquis institutionnels hérités de la Révolution, portant à maturité une sorte d’ancien régime, mais également de briser les ressorts à la fois physiques et moraux qui permettraient de s’élever contre ce désastre, il faut se rendre à cette évidence-là. Nous sommes aujourd’hui sans défense, et rien ne dit que nous ayons encore pour nous la force du nombre qu’on croyait être la nôtre. À dire vrai, tout en fait douter. Nous ne voyons rien, dans notre quotidien, qui puisse amener à penser qu’un grand désir d’émancipation collective ait possiblement gagné les esprits d’aujourd’hui. Ni même qu’il fasse, en quelque manière que ce soit, question pour bon nombre de nos contemporains. Le quotidien de nos interactions laisse même penser que le cours de l’émancipation a durement chuté. Bien sûr, des initiatives voient le jour, courageuses, ambitieuses souvent, qu’il faut porter au crédit d’un admirable refus de se résigner. Mais nous ne pouvons pas pour autant faire comme si le pouvoir, en sa grande puissance, ne pouvait pas détruire une à une les entreprises allant à l’encontre de ses intérêts. Sa finance a tout accaparé. Sa police est hyperpuissante. Et la lutte frontale engagée contre l’une et l’autre sera dramatiquement asymétrique. Pour ne pas dire toujours déjà perdue.</p>



<p>Le monde des possédants ne cédera rien. Des miettes, au mieux, pour éviter un grand drame immédiat. Mais il ne supportera pas que soit durablement remise en cause sa prééminence. Il ne le pourra pas. Le fameux TINA valait sans doute aussi pour lui dans la pensée des pionniers de sa politique. Car sa logique est celle de la martingale, il ne peut se permettre ni ne peut accepter la suspension de ses prérogatives. Rien ne le fera dévier de son chemin, même l’éventualité de conflits désastreux. D’autant qu’il est armé. Qu’il n’hésitera pas si nécessaire à faire usage de ses armes. À faire feu, au besoin. Les possédants contemporains n’ont pas beaucoup changé depuis l’époque où leurs soldats tiraient sur les mineurs récalcitrants de Fourmies en 1891. Leurs intérêts sont les mêmes, et la peur de tout perdre en moins de temps qu’il n’en faut pour tirer sur la foule est pour les mêmes motifs inchangée. Comment ne pas voir que de notre côté, désarmés par le pouvoir qui, lui, détient des armes auxquelles nos esprits ne sont nullement acclimatés, nous ne sommes aucunement prêts à supporter le coût d’un tel conflit. Nous aurions bien du mal à nous imaginer la violence des combats auxquels pousserait un pouvoir placé devant l’hostilité d’une opposition liguée dans le désir de sa destitution. Nous aurions bien du mal à voir nos amis, nos frères et sœurs, ou nos enfants puisque ce sont eux qui trinquent en pareil cas, mis en joue par les gardiens de l’ordre en <em>tenue de clone</em>. C’est cette perspective odieuse, en second rideau, qui entre en jeu dans le rapport de soumission à la brutalité d’une politique qui, sans avoir à le dire, perdure à la faveur de ce chantage à des deuils insoutenables. C’est elle qui porte à transiger sur des réformes moins cruelles en somme, moins douloureuses, que la guerre menée par un pouvoir prêt à tout pour ne pas renoncer.</p>



<p>Comment ne pas s’avouer que personne n’a l’envie de savoir ses proches engagés dans un conflit dont le caractère meurtrier forme un moyen de dissuasion. Car une peur est là, dont pas grand-monde n’entend parler. Qui fait que la passivité l’emporte. Et qui devrait faire réfléchir avant de se lancer dans des incantations au soulèvement dont, par ailleurs, il est tout de suite très clair pour tout le monde qu’elles n’iront pas beaucoup plus loin que les pas du trépignement qu’elles occasionnent. Au point d’abandonner tout le monde dans sa révolte et ses airs de bravaches admonestant le pouvoir sur la ligne de départ du grand soir en regardant de tous côtés, avec en tête la question qui annihile les meilleures volontés d’en découdre&nbsp;: «&nbsp;Qui commence&nbsp;?&nbsp;» On aurait dû compter les fois où s’est entendu dire&nbsp;: «&nbsp;Ça va péter&nbsp;», lors même que rien n’aura craqué puisque le «&nbsp;ça&nbsp;» n’aura jamais vraiment bougé. Car de ce «&nbsp;ça&nbsp;», précisément, il n’est jamais rien dit. Rien en tout cas qui laisserait penser qu’on l’aura ébranlé. Qu’on pourrait, sans risquer pour sa vie, s’aventurer à l’assaillir, le chahuter, le dérégler en vue d’un grand chambardement.</p>



<p>Comment ne pas s’en aviser, fût-ce pour le déplorer douloureusement&nbsp;: ce paysage est celui d’une défaite, qui fait voir ce qu’il en est de la colonisation des espaces réels et figurés qui l’a suivie par les esprits retors du «&nbsp;capitalisme absolu&nbsp;» comme dit Rancière. Et quand bien même cette défaite n’est pas totale, ni n’est définitive, quand bien même l’histoire est loin d’être finie, la dénégation de cette réalité précise est propre à faire perdre beaucoup de temps, quand tout invite à se rendre à l’évidence du fait que nous n’avons pas pour l’instant, de ce côté-là, les moyens de créer un rapport de force. Au vu de ce que nous inflige un pouvoir particulièrement virulent depuis plusieurs années maintenant, nous devrions l’avoir créé, et en notre très large faveur. Il n’en est rien, et le moment est peut-être maintenant venu de regarder les choses en face et de dresser le constat lucide d’un insuccès qui doit nous interroger. Et non pas être l’occasion de relancer la machine à croire en nos capacités à faire front à ce pouvoir omnipotent. Le point de vue, certes, n’est pas des plus confortables. Il prêterait même, sans doute, à un début de pyrrhonisme. Mais il n’en est pas moins prometteur d’inédits politiques. Car ce point de départ-là <em>n’en appelle pas à la foi</em> mais prend pied dans la réalité crue des données du moment. Cinglante, sans doute, la réalité, mais donnant lieu à l’examen sans concession de ce qui nous arrive. Un examen sans angélisme et propre à ne pas se hausser du rêve bleu d’un grand désir déjà constitué.</p>



<p>Le déconfinement, comme tant d’autres séquences avant lui, aura mis à l’épreuve les convictions de certains quant à l’avènement d’un temps d’après rompant avec celui d’avant. C’est même une rengaine, et pour tout dire lassante. On ne compte plus les «&nbsp;Rien ne sera comme avant&nbsp;», comme on fait maintenant la sourde oreille aux «&nbsp;Plus jamais ça&nbsp;» depuis la première fois, pour nous, avec la mort de Malik Oussékine. Quelque chose d’une auto-persuasion à tonalité dépressive, en tous points désarmante, résonne dans cette volonté de ne pas désespérer Nation-République ou Denfert-Invalides. Car on ne peut plus en douter désormais&nbsp;: la machine à désirs capitalistes est puissante, et son histoire est désormais longue. Elle a permis déjà que s’installent dans les consciences, et dans les corps aussi, les habitudes auxquelles on ne renoncera pas sans mal. En tout cas pas sans que quelque chose d’autre, au moins aussi puissant, fasse entendre à sa place ce qui dans les esprits résonne à la façon d’une <em>immense promesse</em>.</p>



<p><strong>Le principe opposable</strong></p>



<p>Ce qui nous gouverne, au-delà de son actuelle incarnation dans un homme entouré de ses collaborateurs dévoués, est là pour un moment encore, il tient encore debout. Sa vigueur, il la doit pour une bonne part à un demi-siècle de formation des esprits à l’école du monde néolibéral. Les pré-requis de ce monde-là sont dans les têtes. Il ne faudrait pas chercher bien loin pour découvrir en quel degré de compromis, sinon de compromission, nous en sommes, toutes et tous, avec ce système par ailleurs honni, et ceci sans même aller jusqu’à considérer l’implication de tous qu’appelle la division du travail où, pour le coup, la réalité se montre particulièrement cruelle. Frédéric Lordon le rappelle avec justesse. Les résistants du moment ne pourront pas sacrifier ce qui leur fait endurer les sacrifices antérieurs, durement consentis, sans sombrer tout à fait. De surcroît, beaucoup croient pouvoir longtemps contester un ordre qu’ils sont, de par leur position et les prérogatives nouvelles qui leur sont imposées, en charge de servir. Ils ne se figurent pas assez à quel point ils sont les employés d’une institution qui, au train où vont les choses, pourra demain les mettre à pied au motif de leur trop grande insoumission. L’offensive contre l’université émancipatrice devrait faire se dresser la majorité des oreilles, or visiblement ce n’est pas trop le cas. Il y a une sorte de force d’inertie de la pensée, alors même que tout laisse imaginer que, réfractaires à l’ordre dominant, nous ne sommes que tolérés pour la simple raison qu’on produit, pour le moment, davantage de pacification sociale qu’on ne sape les bien-fondés du régime.</p>



<p>Cette inertie, on peut la comprendre. Une révolution, puisque c’est de cela qu’il s’agit, n’est pas une mince affaire. D’autant moins qu’elle aura face à elle une caste armée dont les enjeux vitaux seront menacés. Et qu’il faudra, pour cette révolution, compter avec l’engagement de populations installées depuis longtemps maintenant dans la paix, même relative. C’est-à-dire dans l’éloignement du possible de la mort violente à teneur, disons-le, <em>sacrificielle</em>. À la mort de Rémi Fraisse, le préfet local avait déploré qu’on puisse encore aujourd’hui «&nbsp;mourir pour des idées&nbsp;» (c’est à Brassens qu’on pense ici, à sa très remarquable et cependant très problématique chanson). Car il se trouve, et qui le contesterait, que personne ne veut mourir pour des idées, et moins encore, comme on l’a dit déjà, voir disparaître ses enfants dans la nuit de ces combats-là, qui sont sans merci. Toute violence, et on le comprend bien, est vécue comme un traumatisme. Or si commencement de grand soir il y a, la probabilité est forte que la réaction qui s’ensuivra fera passer la répression des gilets jaunes pour un doux moment d’expression policière. Osera-t-on affronter ne serait-ce que le commencement de cette perspective&nbsp;?</p>



<p>Savons-nous combien nous sommes&nbsp;? Non, nous ne le savons pas. Nous ne pouvons pas le savoir. Nous ne pouvons que le conjecturer. Nous ne pouvons que croire que si nous ne le sommes pas encore assez, nous le serons bien davantage demain. Parce que pour l’heure, nous avons tout lieu de croire que, pour nombreux qu’on puisse être, on ne l’est pas au point de pouvoir s’estimer en mesure de ne pouvoir compter que sur nous. Et puis rien ne dit que les colères, même si elles sont nombreuses, s’agrégeront autour de notre envie de les voir converger. Car si les temps sont sans doute à l’exaspération, ils n’en sont pas moins à la tentation régressive. Et cela d’autant que tout un environnement, notamment médiatique, notamment télévisuel, pousse assidûment pour un repli sur soi. Pour une inclination tendre à s’émouvoir de la beauté de nos petits villages à l’écart des cités malfamées. La basse continue d’un <em>retour à la terre qui ne ment pas</em> s’y fait entendre en toute discrétion. Disons-le&nbsp;: pour celle ou celui qui se tient loin du flux qu’entretient continuellement la machine à désirer le pire qu’est la télé, l’exposition même furtive à son discours est une épreuve. Une exposition douloureuse à ce discours qu’on voit malignement chercher à façonner les esprits. Or cette machine est dans tous les salons du pays, ou presque. Et nous ne sommes pas loin de penser, pas loin du tout, qu’en vertu de la nécessité de tout revoir de l’ordre en place, un pareil instrument devrait tout naturellement trouver place au sein du lieu convenant à l’expression de sa vanité sans grâce&nbsp;: la déchetterie. Nous ne sommes pas loin de penser non plus qu’un tel geste, au regard de l’addiction que la télé suppose de part et d’autre de l’écran, pourrait constituer un signe de rupture avec le monde d’avant dont elle est un rouage essentiel.</p>



<p>Le seul principe opposable à l’exaspération des opportunismes débridés et des rivalités sans fin est évidemment celui du commun, ou des communs. Chacun le sait. Même si l’impression nous vient qu’il s’agit quelquefois par ces mots d’en escamoter un autre, celui de communisme, décidément difficile à prononcer. Donc de prendre ses distances avec une «&nbsp;hypothèse communiste&nbsp;», selon l’expression d’Alain Badiou, toujours prompte à effaroucher. Car on ne mesure peut-être pas toujours assez en quelle détestation est tenu l’idée de communisme. Son nom seul fait fuir (à notre avis, bien plus que celui d’anarchisme, par exemple, dont on perçoit, par le biais libertarien, comment il peut être détourné par le pouvoir qui le déteste), y compris parfois ceux qui ont eu à profiter des bienfaits de ce que cette idée-là peut donner de plus tangible. Il se pourrait fort, d’ailleurs, que le communisme soit mis à l’index d’abord pour cette raison-là&nbsp;: ceux qui le réprouvent, ou ceux auxquels on a appris qu’il fallait le redouter, y perçoivent encore <em>un ressort du possible politique</em>. Et rien n’est négligé par le pouvoir pour empêcher que cette hypothèse revienne, et fasse souche à nouveau. Tant et si bien que l’hypothèse <em>a priori</em> plus acceptable de l’élaboration d’un commun s’en voit à son tour affectée. Dans le quotidien de nos fréquentations en pays rural, nous ne rencontrons personne en vérité dont la notion retienne aisément l’attention. Nous aimerions ne pas avoir à le dire, mais le legs du communisme est proprement irrecevable, et le travail de reconstruction de l’idée d’un commun possible n’est qu’à peine entamé. Ce n’est pas beaucoup mieux qu’une jachère, aussi prometteuse qu’elle soit, qui s’offre aux regards des réfractaires au monde tel qu’il est censé leur échoir.</p>



<p><strong>Une dynamique nouvelle</strong></p>



<p>Les institutions sont à ce point viciées et les pouvoirs à ce point verrouillés qu’il se pourrait bien que le régime actuel trouve à se voir reconduit dans deux ans. Quelle qu’en soit la tête d’affiche. Une telle perspective est pour le moins déprimante, terrifiante à maints égards. Elle ne peut laisser personne indifférent dans le camp de l’émancipation, à moins de verser dans un fatalisme mâtiné de cynisme. Et cet horizon-là, menaçant, s’impose à la pensée pour peu qu’on ne s’imagine pas qu’autre chose advienne d’ici là, qui viendrait chambouler cet <em>ordre du jour </em>présent. Quelque chose comme une apparition dans le chien-et-loup politique qu’en pénitents nous traversons vaille que vaille.</p>



<p>Nous partons de loin. Le camp émancipateur aura été dernièrement atteint par au moins trois quinquennats de démolition systématique des conditions de son expression. Car aujourd’hui, la fameuse formule&nbsp;: «&nbsp;Ils ont les millions, nous sommes les millions&nbsp;», n’a peut-être pas la solidité que sa tournure syntaxique laisse supposer. Les millions détenus par les possédants se sont multipliés, et nous allons en rangs dispersés. Nous gagnerions sans doute à nous figurer une autre réalité, moins joviale et néanmoins plus propre à s’éviter les faux-semblants&nbsp;: ils ont les millions de milliards, et nous sommes divisés. Sans compter qu’il est aussi fait abstraction, dans cet appel au nombre, de la multitude de celles et ceux que l’extrême droite emporte dans le flux de ses ressentiments ravageurs, dont les rangs sont, eux, unis dans la même ferveur réactionnaire.</p>



<p>«&nbsp;Adhérer à la démocratie au sens fort suppose de l’effectuer, c’est-à-dire de prendre parti sans garantie de victoire.&nbsp;» Cette phrase de Samuel Hayat dans <em>Démocratie</em>, paru aux éditions Anamosa, résume avec justesse ce que nous voulons dire ici. À savoir que c’est dans l’exercice démocratique que la démocratie se fait. Car la démocratie n’est pas un état de fait qui nous échoit&nbsp;: c’est dans la dynamique de sa pratique qu’elle trouve une forme qui n’est jamais définitive ni n’est l’apanage de quelques-uns, fussent-ils une majorité. Parce qu’il n’y a rien qui retienne autant l’attention puis l’intérêt que ce qui responsabilise ceux qui interviennent, à quelque degré que ce soit. Et puis parce qu’il n’y aura rien à opposer à ce qui nous prépare des lendemains affreux qui ne sera massif. Pour les raisons que nous avons abordées plus haut, qui regardent la temporalité qui nous est infligée, la dynamique régressive à laquelle dispose un pouvoir dévoyé, l’incertitude du nombre, la gravité de l’atteinte portée au corps social, ou bien encore la question écologique, etc.</p>



<p>Rien n’évoluera si ne s’associent pas toutes les volontés désireuses de ce qui n’est pas qu’un changement mais qui consiste en un profond bouleversement. Nous pensons évidemment aux gilets jaunes, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux croisés dans les mouvements sociaux de naguère et de jadis. Là comme ailleurs, des femmes et des hommes ont entrepris de s’emparer de la chose politique afin de pouvoir «&nbsp;effectuer&nbsp;» la démocratie retrouvée. On les a vus constituer une force latente, tout près de s’agréger autour d’idées puissantes renouant avec un idéal propre à subordonner à ses impératifs ceux de l’économie concurrentielle.</p>



<p>Il n’en est pas moins vrai que les débats s’enliseront sans réponse à cette question que trop peu de monde pose ou se pose&nbsp;: comment l’opposition représentée par ces volontés agrégées conçoit-elle de <em>prendre le pouvoir&nbsp;</em>? Quelles ressources a-t-elle à sa disposition pour ne pas voir ses intentions ramenées à des velléités de matamore&nbsp;? Le régime ne tombera pas de lui-même, nous savons sa capacité de résilience, et l’impression vient immanquablement qu’il faudra bien l’aider un peu dans l’effort vers sa chute. Or ce mouvement ne s’initiera pas sans la participation de la population dans sa part la plus grande&nbsp;: des millions, c’est ce qu’il conviendra d’être pour espérer vaincre ce pouvoir, qui d’ailleurs le sait bien (lui qui n’a de cesse que ses opposants s’opposent entre eux). La seule convergence des engagements ne suffira pas à rallier les volontés qu’il nous faut rassembler dans un très vaste élan. Appeler voire exhorter au refus, à la lutte, à l’union, n’implique à notre avis que trop modérément dans le processus politique, et n’engage pas suffisamment à déterminer à la fois les motifs et les moyens de cette volonté-là. Ne doit-on pas considérer plutôt qu’il y a nécessité, non pas de gagner <em>par le discours</em> l’adhésion du grand nombre, mais d’éveiller chez lui l’envie de prendre part à des débats dans la mesure où quelque chose s’y passe et où ce qui s’y passe est à la fois grisant et prometteur. Ce qui revient à dire&nbsp;: créer les conditions de possibilité d’un investissement global chez les premiers concernés par la politique qui acquiert, de par cet investissement, sa forme au moment même où elle est pratiquée.</p>



<p>Se regrouper est sans conteste nécessaire, et désirable aussi. Mais rien ne sera concevable sans faire intervenir celles et ceux que, jusque-là, ces idées (propositions, initiatives, résolutions, etc.) laissaient de glace. Et si nous pensons leur rôle à ce point décisif, c’est qu’elles sont propres à <em>déterminer le cadre</em> au sein duquel œuvrer dans le dessaisissement des différends et des malentendus. Parce qu’elles ont en commun, ces idées, déjà, de pouvoir former le champ de réflexion propice aux débats constructifs qu’innerve une envie partagée d’un monde autrement habitable. Et parce qu’elles sont également ce que la logique qui gouverne veut abattre (pour ne lui substituer que ce qui ne fait pas autrement penser qu’en termes utilitaristes ou en formules chiffrées).</p>



<p>Nous n’avons guère d’autre choix que celui d’une dynamique nouvelle qui renouera d’une certaine manière avec cette belle incitation de 68&nbsp;: mettre l’imagination au pouvoir. Ou, si l’on préfère, mettre l’imagination en pouvoir de substituer à la laideur du monde des possédants actuels une beauté née des contributions singulières et communes à la fois. Faire entendre et voir une certaine poésie de l’existence, au-delà des textes relatant les luttes passées, pour la raison que le néolibéralisme est démonétiseur de toute poésie (car nous tenons pour décisif ce point aveugle du parachèvement néolibéral du capitalisme&nbsp;: une désertification du poétique, sous la forme de son recyclage en futilités consommables). Un ami récemment décédé en faisait la remarque&nbsp;: ce que le capitalisme produit pour nous, gens de peu ou de pas de fortune, est laid. Nous pourrions ajouter&nbsp;: ce que ce monde-là cherche à faire de nous-mêmes est laid (des cupides, des soupçonneux, des jaloux, etc.). Ce qui n’est pas laid, ce que nous gardons de beau, est ce que nous arrachons à la volonté du pouvoir de nous voir avilis. C’était déjà ce qui se retrouvait dans le programme «&nbsp;Les Jours heureux&nbsp;», dont nous pensons que la popularité, encore aujourd’hui, réside dans cette tonalité d’un retour au beau des choses simples qui s’y entend. Comme on aura pu voir dans les grands mouvements de l’histoire toujours cette exigence de <em>revenir à une estime de soi</em>. Tandis qu’il faut être moche, infect même parfois, dans le monde des gagnants, même avec un sourire très télévisuel, très publicitaire. Il faut endosser une laideur morale conscientisée pour prendre part aux joies du monde des managers, et se penser compétitif, ou bien opportuniste, et même égocentrique, et froid calculateur&nbsp;: une laideur obligée que ce monde veut nous voir partager. Alors qu’il est possible (évidemment, mais le pouvoir nous le fait oublier) de ne pas être ces individus de la convoitise et du soupçon porté sur tout ce qui ne partage pas leurs intérêts. Alors qu’il est possible d’être belles et beaux vu qu’on n’a pas cessé de pouvoir l’être… et de l’être dans la vérité de ce que nous devenons.</p>



<p>Émile et Alain Hobé</p>



<p>mai 2020</p>



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		<title>Croquis:: vrs [une œuvre de Leyokki]</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 21:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Croquis:: vrs(29.7 x 21.0, 2’31, NB, sonore)Croquis cinégraphique sur le confinement et le virus.Pensées éparses, transmutations fragmentées : un cercle [&#8230;]</p>
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<p><em><strong>Croquis:: vrs</strong></em><br>(29.7 x 21.0, 2’31, NB, sonore)<br>Croquis cinégraphique sur le confinement et le virus.<br>Pensées éparses, transmutations fragmentées : un cercle devient carré, un autre cercle pangolin, un carré chauve-souris. Le nom des figures sont indiqués en index.<br>Le film est accompagné d’un livret :&nbsp;<a href="http://leyokki.org/pdf/livret_vrs.pdf">http://leyokki.org/pdf/livretvrs.pdf</a></p>



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		<title>Ludivine Bantigny : La révolution [ou comment se réapproprier la chose démocratique]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 22:01:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bilans des travaux finis!]]></category>
		<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ludivine Bantigny est historienne. Elle est intervenue, pour l’université populaire, dans le fil de la publication de Révolution, son ouvrage [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ludivine Bantigny est historienne. Elle est intervenue, pour l’université populaire, dans le fil de la publication de <em>Révolution</em>, son ouvrage paru aux éditions Anamosa dans la collection «&nbsp;Le mot est faible&nbsp;», laquelle s’est donné pour but de recharger la signification d’un mot dont le sens s’est vu détourné par le pouvoir. Un public nombreux s’était déplacé, constitué majoritairement d’étudiants et d’enseignants mais également d’acteurs du mouvement social, notamment membres de la RATP ou de la SNCF, courageusement engagés dans la lutte autour de la question des retraites. </p>



<span id="more-612"></span>



<p>En préambule à son intervention, Ludivine a tenu à préciser qu’elle voulait non pas faire entendre un monologue mais construire un échange avec les personnes présentes en engageant avec elles une discussion autour du thème de la révolution. Puis elle a indiqué qu’il ne s’agissait évidemment pas, au travers de ce livre et de cette collection, de mener une action de hérarchisation autour de la signification du mot mais bien plutôt, par le rappel de ce qu’il peut vouloir dire, de le soustraire à l’emprise idéologique qui en a confisqué le sens.</p>



<p>Ludivine a ensuite introduit son intervention par un bref historique de ce mot de «&nbsp;révolution&nbsp;», précisant combien le sens de celui-ci avait pu évoluer, notamment dans le sillage des années&nbsp;80 à partir desquelles l’ordre dominant a voulu l’affadir en dévoyant son imaginaire et en cassant sa dynamique. Elle a rappelé que la révolution s’inscrivait sur une double temporalité&nbsp;: courte, en ce qu’elle prend sens dans le fait du soulèvement&nbsp;; et longue, parce qu’elle procède d’une évolution anthropologique qui se révèle au travers d’une réaffirmation individuelle et collective. Il est par là clair qu’une révolution ne peut être réductible à ses causes socio-économiques, et qu’elle est sous-tendue par un souci de reconnaissance morale et la prise de conscience d’une légitimité à intervenir dans le cours de l’histoire. Là où d’ordinaire elle ne se reconnaissait pas ou n’était pas reconnue comme apte à intervenir, une population, du fait de la transformation sur soi qu’opère le temps révolutionnaire, estime à juste titre qu’elle est en droit de prendre part au débat politique et de faire savoir à quel point elle entend signifier que le monde tel qu’il va ne va pas.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="616" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-616" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002-1024x768.jpg 1024w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002-300x225.jpg 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002-768x576.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002-1536x1152.jpg 1536w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0002.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>Plusieurs personnes ont alors pris la parole pour l’interroger, à partir de leur expérience et de leur approche personnelle de l’histoire et de l’actualité, sur le sens et la portée du mot de révolution. Les camarades du mouvement social, ainsi que les étudiantes et étudiants français et étrangers ou des membres du corps enseignant, sont tour à tour intervenus pour relancer la discussion et mettre au jour des points de vue singuliers sur le devenir révolutionnaire d’une société en souffrance.</p>



<p>Dans la continuité des interventions, et répondant à chacune, Ludivine a insisté sur l’importance de l’élaboration collective que pouvait constituer ce moment d’échange. Elle l’a placé dans la perspective d’une émancipation nécessairement impliquée dans le processus cherchant à se réapproprier la chose démocratique. Elle est ainsi revenue sur la nécessaire mise à disposition de lieux et de moments permettant une libération de la parole, et dont l’accessibilité pose un véritable problème en raison de leur captation par la logique marchande. Elle a par ailleurs fait valoir la nécessité de transformer les rapports de production, d’instaurer la prééminence d’un commun, notamment par le communalisme, en vue d’une véritable réappropriation de son devenir. Avant de souligner la nécessaire mise au jour des luttes en cours que tentent d’invisibiliser des médias déloyaux, justifiant que soit pointée l’urgence d’un rétablissement démocratique de l’information.</p>



<p>Ludivine a pour finir tenu à faire ressortir le fait que si la révolution opère dialectiquement par avancées et reculs successifs, elle n’en est pas moins porteuse d’expériences extrêmement fructueuses et propres à raviver des espérances parfois peut-être un peu assombries par ce qui peut paraître, au premier regard, des échecs. Car, comme l’a également souligné l’historienne, toute révolution est aussi, d’évidence, traversée d’affects et propre à métamorphoser les individus qui s’y trouvent engagés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1200" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001.jpg?w=640" alt="" class="wp-image-614" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001.jpg 1600w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001-300x225.jpg 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001-768x576.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001-1024x768.jpg 1024w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/img-20200128-wa0001-1536x1152.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure>



<p>C’est sur ces dernières observations que s’est refermé ce moment d’échange éclairant, stimulant, par lequel chacune et chacun a pu mesurer, dans son mouvement même, en acte, toute l’importance de la prise de parole et de l’écoute dans le processus d’un arrachement aux affects tristes que nous impose ce qui domine aujourd’hui nos vies.</p>



<p>[Compte-Rendu de Alain Hobé]</p>
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		<title>Serge D&#8217;Ignazio, l&#8217;ouvrier photographe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2020 23:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bilans des travaux finis!]]></category>
		<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Serge d’Ignazio est un photographe amateur et indépendant. Il nous a fait le plaisir de présenter son travail photographique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Serge d’Ignazio est un photographe amateur et indépendant. Il nous a fait le plaisir de présenter son travail photographique lors de l’<em>Université populaire </em>à l’Université Paris Descartes vendredi 31 janvier 2020, qui a mis à l’honneur les thèmes chers au photographe. </p>



<p>Suzanne Regelsperger, étudiante en master d&#8217;anthropologie à Paris Descartes revient sur ce moment. Evidemment cet article est illustré par les photos de Serge D&#8217;Ignazio, que vous pouvez découvrir dans leur totalité <a rel="noreferrer noopener" aria-label="ici (ouverture dans un nouvel onglet)" href="https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums/with/72157703928456844" target="_blank">ici</a>. </p>



<span id="more-595"></span>



<p>Nous avons visionné un grand nombre de ses photographies tout au long de la conférence. Toutes en noir et blanc, elles ont été prises au cours de sa participation aux mobilisations des Gilets Jaunes, depuis l’Acte I en novembre 2018. Bien qu’il n’ait pas photographié que les Gilets Jaunes, c’était ici l’occasion de mettre la focale sur ces séries photographiques. Sa photographie est dite sociale, car elle donne à voir et à (re)penser les luttes sociales actuelles, en se situant au cœur de celles-ci, sans artifices.</p>



<p>Serge, dans un dialogue très fécond avec la salle, relatait son expérience, expliquait le parcours professionnel et militant qu’il a emprunté en commentant de façon précise et vivante certaines des photographies. Il ne les vend pas mais les offre, et les laisse en libre circulation sur Internet. Il est arrivé qu’un journal insiste pour lui offrir une rémunération lorsqu’il publie ses photographies, car «&nbsp;tout travail mérite son dû&nbsp;». Il est poussé par une envie de montrer les visages des manifestant.es dans leur diversité, les slogans inventifs et subversifs parsemant les cortèges, ainsi que par une envie plutôt originale de montrer les visages derrière «les forces de l’ordre», ceux des CRS, des «baqueux» mobilisés. Cette photographie sociale est, pour Serge, un moyen privilégié d’être présent et d’agir politiquement, un moyen notamment de dénoncer les violences infligées aux Gilets Jaunes. Mais cet engagement militant de Serge n’exclue pas une certaine distance dans sa pratique de la photographie&nbsp;: il dépeint la violence telle qu’elle apparaît aux yeux de qui est présent à l’évènement, sans chercher à en esthétiser l’aspect, ni à produire un discours sur cette violence. Il se rend le témoin de ce qui se passe, se joue, attentif aux détails sans perdre de vue l’ensemble du contexte&nbsp;; et s’emploie à restituer une humanité qui est résolue à se battre, malgré les attaques de la part de nos systèmes politique, médiatique et/ou judiciaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1380" height="2047" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k.jpg?w=690" alt="" class="wp-image-599" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k.jpg 1380w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k-202x300.jpg 202w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k-768x1139.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k-690x1024.jpg 690w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/44227043900_8b0bc5f4dd_k-1036x1536.jpg 1036w" sizes="auto, (max-width: 1380px) 100vw, 1380px" /></figure>



<p>Sa démarche photographique est, en elle-même, très humaine. Il demande toujours aux personnes photographiées au préalable si elles acceptent d’être prises en photo et confie qu’on lui a rarement refusé un cliché, au contraire. Etre photographié représente un risque, celui de se voir poursuivre en justice et dans une violation totale du droit à manifester. C’est pourquoi c’est aussi un acte militant, presque politique, d’offrir son image à l’œil et l’appareil de Serge, car c’est «acter» que nous sommes là, nous n’avons pas peur des conséquences répressives et nous existons. Sa photographie produit une mémoire visuelle de l’évènement, l’ancre dans un déroulé historique et politique, en s’enracinant toujours dans l’expérience concrète et sensible de tout un chacun. On pourrait dire que Serge d’Ignazio restitue par ses photographies comme une «&nbsp;subjectivité du collectif&nbsp;», ici celui des Gilets Jaunes, là celui des manifestants contre la réforme des retraites, etc.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="815" data-id="598" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k-1024x815.jpg" alt="" class="wp-image-598" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k-1024x815.jpg 1024w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k-300x239.jpg 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k-768x611.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k-1536x1223.jpg 1536w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/45318538964_ba7a43e1bb_k.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>Le travail de Serge d’Ignazio touchera pour sa justesse. Les photographies et les récits qui les accompagnent témoignent d’un courage et d’une ténacité dont font preuve à la fois les manifestants et le photographe, qui se trouve être d’une grande humilité. Un appel à « résister encore » nous est lancé, expression qui donne le titre d’une chanson venant d’être produite par un groupe de rap, la Scred Connexion, que je trouve à propos. Un appel à rester unis face à la violence systémique et aveugle des gouvernements, à ne pas baisser les bras, ne pas capituler. Le mouvement des Gilets Jaunes, mis à l’honneur dans le travail de Serge, qui se dit «ouvrier-photographe» et a été présent à tous les Actes, se poursuit en pénétrant d’autres luttes, comme celle qui se déroule actuellement contre la réforme des retraites par points voulue par Macron. La conférence a été l’occasion de revivre différemment des évènements sociaux qui ont fait la une des médias, mais bien peu sous cet angle. Il s’agit de confronter notre œil à une réalité qui a été déformée, voire niée. Celle d’une violence (socio-économique et matérialisée, physique) mais aussi celle d’une unité et d’un espoir <em>populaires</em>, dans la lutte.</p>



<p></p>
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		<title>L&#8217;université populaire de Paris Descartes devient permanente…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2020 08:52:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une université populaire n’est pas qu’un lieu. Elle n’est pas qu’un moment. Elle est plus qu’un événement. Elle est une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une université populaire n’est pas qu’un lieu. Elle n’est pas qu’un moment. Elle est plus qu’un événement. Elle est une situation dans laquelle les bonnes volontés se rencontrent au nom, non pas de cette bienveillance qui leur est pourtant chère, mais de leur attachement au commun d’un savoir allégé de sa stature académique ou institutionnelle.</p>



<span id="more-502"></span>



<p>Son ouverture n’est pourtant pas de complaisance, et si la générosité lui tient lieu de boussole, elle ne la conduit pas non plus à galvauder ses ambitions. Car on vient là non pour y consommer un enseignement, ni même uniquement pour apprendre, mais parce qu’on porte en soi, par devers soi dans sa fréquentation, dans ce lien que l’on crée avec elle, ce même attachement. De là qu’on n’y est évidemment pas spectateur, pas tant que cela élève non plus, sans pour autant s’amadouer dans la convenance participative.</p>



<p>L’université populaire consacre une exigence. Celle du respect du cheminement politique dont elle est le produit. Qui fait se joindre en elle, à travers elle, des prédispositions diverses, des volontés nouvellement suscitées, et au final des possibilités inattendues remises sans cesse en jeu. Rehaussant son histoire, nourrissant son parcours, du souci d’émancipation collective dont elle est sert le dessein.</p>



<h1 class="wp-block-heading">L&#8217;université est-elle par essence populaire?</h1>



<p>Après une semaine de rencontres multiples et riches, l&#8217;idée s&#8217;impose aujourd&#8217;hui que l&#8217;université populaire est devenue une nécessité pour que toute personne (cheminot.e., artistes,&nbsp; personnels de l&#8217;université (biatoss)…) puisse librement apprendre, échanger, discuter… De fait, l&#8217;université populaire de Paris Descartes deviendra <strong>permanente</strong>. Nous continuerons à informer les uns et les autres de toutes les activités qu&#8217;elle va déployer!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/img_20200129_152735.jpg" alt="" class="wp-image-515" /><figcaption>Pemière sortie de la banderole de Paris Descartes — 30 janvier 2020</figcaption></figure>



<p>Lors de ces dernières semaines, certain.e.s des étudiant.e.s étrangèr.e.s qui fréquentent l&#8217;université Paris Descartes, se sont interrogé.e.s sur l&#8217;histoire du concept d&#8217;université populaire. Après avoir filmé des moments de l&#8217;université populaire de Paris Diderot en lutte, ils ont tenté de réaliser leurs premiers films. Bientôt en ligne :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Université volatile</strong>, de Arthur Ancelin, Charlotte André, Marie Blachon, Leslie Pison : ici</li><li><strong>La chorale de l&#8217;université populaire,</strong> de Dorcas Bovedila et Thiziri Remini ici</li><li><strong>Trancher dans le vif,</strong> de Eléa Mottuel et Gabrielle Zabus : ici</li><li><strong>L&#8217;université populaire</strong>, de Meng Meng Wang, Amina Atbane, Hamza Chergui: ici</li><li><strong>L&#8217;université française,</strong> de Paola Guiterrez: ici</li></ul>



<p>Très bientôt sur Viméo.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les photos noir et blanc utilisées ici son issues des albums magnifiques de<a href="https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums/with/72157712897670118"> Serge d&#8217;Ignazio</a> </p><p>@universitebuissonniere</p></blockquote>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Atelier : les inégalités de la naissance à la mort [petit bilan]</title>
		<link>https://www.filmic-anthropography.com/atelier-les-inegalites-de-la-naissance-a-la-mort-petit-bilan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 16:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://universitebuissonniere.com/?p=497</guid>

					<description><![CDATA[<p>Atelier &#8220;les inégalités de la naissance à la mort (en passant ou non par la retraite)&#8221; Première partie &#8220;Enfances inégales&#8221; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div id="magicdomid5" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 b"><b>Atelier &#8220;les inégalités de la naissance à la mort (en passant ou non par la retraite)&#8221;</b></span></div>



<div id="magicdomid6" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 b"><b>Première partie &#8220;Enfances inégales&#8221;</b></span></div>



<div id="magicdomid7" class="ace-line">&nbsp;</div>



<div id="magicdomid8" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 b"><b>1. Distribution d&#8217;un fascicule regroupant des extraits de textes scientifiques et d&#8217;articles de presse</b></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6"> [je le joins à cette présentation dès que possible, sans doute jeudi]:</span></div>



<div id="magicdomid9" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Martine Court, </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Sociologie des enfants</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, Paris, la découverte, 2017.</span></div>



<div id="magicdomid10" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Sonia Faure et Simon Blin, &#8220;A 5 ans, la lutte de classes&#8221;, </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Libération</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, 28 août 2019.</span></div>



<div id="magicdomid11" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Sonia Faure, &#8220;Les plus aisés adoptent les règles de l&#8217;école à la maison&#8221;, </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Libération</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, 28 août 2019.</span></div>



<div id="magicdomid12" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8211; Wilfried Lignier et Julie Pagis, &#8220;Quand les enfants parlent l&#8217;ordre social. Enquête sur les classement et jugements enfantins&#8221;, </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Politix</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, vol 99, 2012, p. 23-49.</span></div>



<div id="magicdomid13" class="ace-line">&nbsp;</div>



<div id="magicdomid14" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 b"><b>2. Introduction de l&#8217;atelier:</b></span></div>



<div id="magicdomid15" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">Le titre de l&#8217;atelier, Enfances inégales, est la traduction en français d&#8217;un ouvrage de référence rédigé par Annette Lareau (</span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Unequal Chilhood. Class, Race and Family Life</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, University of California Press, Berkeley, 2003), ouvrage qui est présenté dans l&#8217;un des extraits du livre de Martine Court dans le fascicule distribué (&#8220;Des loisirs socialement différenciés&#8221;, deuxième page du fascicule). C&#8217;est à Martine Court que j&#8217;emprunte les premiers éléments de cette introduction pour souligner à quel point les inégalités entre enfants sont </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>impensables</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">. Elle-même développe ces arguments dans l&#8217;extrait (p. 65-66 de </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>Sociologie des enfants</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">) par lequel débute le fascicule distribué.&nbsp;</span></div>



<div id="magicdomid16" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">Ces inégalités sont tout d&#8217;abord impensables au sens d&#8217;inacceptables, y compris pour des personnes peu sensibles à la question des inégalités entre individus ou convaincues qu&#8217;elles sont le reflet d&#8217;écarts de mérites personnels (pensant par exemple qu&#8217;il suffit de se donner un peu de peine, de &#8220;se lever tôt le matin&#8221; ou de &#8220;traverser la rue&#8221; pour sortir de la pauvreté, trouver du travail, etc.). Il est en effet plus facile d&#8217;accuser quelqu&#8217;un d&#8217;être responsable de sa situation lorqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un adulte que lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un enfant.</span></div>



<div id="magicdomid17" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">Ensuite, ces inégalités peuvent être impensables ou difficiles à penser du fait d&#8217;une conception dominante (fréquente) de l&#8217;enfance comme étant relativement uniforme (tous les enfants se ressembleraient), conception fortement marquée par la diffusion des travaux en psychologie qui tendent traditionnellement à normer cette période de la vie, par exemple en la présentant comme une suite de &#8220;stades&#8221; (le stade &#8220;oral&#8221;, celui de &#8220;l&#8217;intelligence sensori-motrice&#8221;, etc.), stades pensés comme universels. J&#8217;ajoute qu&#8217;il est assez courant d&#8217;entretenir une vision relativement enchantée de l&#8217;enfance comme un âge préservé des vilénies s&#8217;observant du côté des adultes. A ce titre, les pages 7 et 8 du fascicule distribué présentent des études qui montrent que les relations entre enfants du même âge sont bien loin d&#8217;être dénuées de rapports de force (tramés par les questions de statut social ou de domination masculine).</span></div>



<div id="magicdomid18" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">Pour terminer cette introduction, il me semble important de dire que de nombreuses inégalités peuvent être mesurées pendant l&#8217;enfance, que ce soit en matière de santé (voir la première page du fascicule) ou que ce soit en termes de conditions matérielles ou d&#8217;accès à des biens symboliques (pages 2 à 6 du fascicule). Si elles s&#8217;observent </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>au présent</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6"> (dès les premières années de la vie), ces inégalités produisent des effets sur l&#8217;</span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 i"><i>avenir</i></span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6"> de ces enfants. Cela semble évident sur les questions de santé mais d&#8217;autres aspects des conditions d&#8217;existence et des relations vécues pendant l&#8217;enfance (en particulier dans le cadre de la socialisation familiale) ont un impact à long terme, notamment sur le parcours scolaire (mais pas seulement), parcours déterminant dans nos sociétés pour l&#8217;accès à des places plus ou moins privilégiées dans le monde social.</span></div>



<div id="magicdomid19" class="ace-line">&nbsp;</div>



<div id="magicdomid20" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6 b"><b>3. Lecture des extraits et discussion</b></span></div>



<div id="magicdomid21" class="ace-line">&nbsp;</div>



<div id="magicdomid22" class="ace-line"><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">Eva (de mémoire et sans citer les sources):</span></div>



<div id="magicdomid23" class="ace-line"><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Texte sur les inégalités de la santé. Ne pas être malade = être en bonne santé chez les classes populaires</span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">, alors qu&#8217;être en bonne santé en classes moyennes et supérieures relève d&#8217;un état qui s&#8217;entretient par une certaine &#8220;hygiène de vie&#8221; et des pratiques &#8220;préventives&#8221;</span><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">.&nbsp;</span></div>



<div id="magicdomid24" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">Texte sur la gestion des loisirs : les classes populaires laissent les enfants s&#8217;occuper entre enfants, pensant que le développement des enfants se fait seul. Les classes supérieures organisent les loisirs des enfants.&nbsp;</span></div>



<div id="magicdomid25" class="ace-line"><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Texte sur les inégalités de genre et la domination masculine dès l&#8217;école primaire. Intéressant texte sur les enfants dans une même classe qui ont une femme de ménage et dont la mère est femme de ménage. Parallèle d&#8217;Eva avec le lycée Montaigne où les enfants des classes supérieures vont à l&#8217;école avec les enfants des gardiens d&#8217;immeubles du VIème. Tendance des classes supérieures à </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">favoriser chez leurs enfants </span><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">l&#8217;obéissance</span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6"> à des règles (comme ce qui est demandé à l&#8217;école)</span><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f"> et à l&#8217;esprit critique (concernant l&#8217;autorité).</span></div>



<div id="magicdomid26" class="ace-line"><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">La discussion a aussi abordé le sujet du rôle de l&#8217;école, à la fois pour sa participation à la reproduction des inégalités mais aussi comme institution sur laquelle peuvent encore s&#8217;appuyer les parents et les enfants les plus démunis (en écho à la phrase de Bernard Lahire cité dans l&#8217;article de Sonya Faure et Simon Blin et en référence à une famille enquêtée dans le cadre e la recherche qu&#8217;il a dirigé qui est sans logement et sans papiers et a été accueillie et accompagnée par une école dans laquelle se trouvent des enseignants et des parents d&#8217;élèves mobilisés).</span></div>



<div id="magicdomid27" class="ace-line"><span class="author-a-ewcz67zz71zz73zuz82z0z72z8z79zhz68zc6">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span class="author-a-z70zlauz68zz83z1z69zz122zcz73zz65z3t7f">Bien noter qu&#8217;on ne note pas tout ce que l&#8217;on pense évaluer. Il y a des tas de choses non notées dans les consignes qui sont évaluées aussi et qui font chuter la note (surtout chez les non-héritiers).&nbsp;</span></div>
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		<title>La radio buissonnière #1 : que fait-on à l&#8217;UB ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2019 07:59:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantiers en cours!]]></category>
		<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; En avril, à quelques-unes, nous nous sommes essayées à faire un peu de son,&#160; histoire de raconter aussi ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>&nbsp;</p>



<p>En avril, à quelques-unes, nous nous sommes essayées à faire un peu de son,&nbsp; histoire de raconter aussi ce qui se passe à l&#8217;UB. Nous commençons par quelques retours sur expérience.</p>



<span id="more-333"></span>



<p>1. L&#8217;UB a une histoire…</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://universitebuissonniere.com/wp-content/uploads/2019/07/historique_2.mp3"></audio></figure>



<p>2. La Charte mise en voix</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://universitebuissonniere.com/wp-content/uploads/2019/07/charte_2.mp3"></audio></figure>



<p>3. Avec le Shakirai</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://universitebuissonniere.com/wp-content/uploads/2019/07/shakirai_2.mp3"></audio></figure>



<p>4. Le Kiosque à Parole</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://universitebuissonniere.com/wp-content/uploads/2019/07/kiosque_2.mp3"></audio></figure>



<p>5. En forme de conclusion provisoire…</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://universitebuissonniere.com/wp-content/uploads/2019/07/conclusion.mp3"></audio></figure>
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		<title>Kiosque à paroles, acte II</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 21:28:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 21 mars s’est déroulé le 2ème Kiosque à parole, atelier d’analyse des discours, sur le thème de «&#160;Gilets jaunes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-282" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/sans-titre.png" alt="Sans titre" width="938" height="507">Jeudi 21 mars s’est déroulé le 2<sup>ème</sup> Kiosque à parole, atelier d’analyse des discours, sur le thème de «&nbsp;Gilets jaunes et Révolutions&nbsp;»&nbsp;!</strong></em></p>



<p>Une vingtaine de participants se sont creusé la tête pour décoder les discours des Gilets Jaunes, et ceux des médias, des militants, ou hommes et femmes politiques.</p>



<span id="more-292"></span>



<p><strong>Lu ou entendu lors du Kiosque&nbsp;:</strong></p>



<p>« les GJ font référence à la Révolution, par des symboles assez classiques : 1789, la phrase que Marie-Antoinette aurait dite, sur la brioche, la guillotine … Finalement, ce sont plutôt les intellectuels qui propagent cette analogie, pas avec 1789, mais avec 1848 ou la Commune de Paris de 1871 »</p>



<p>«&nbsp;c’est vrai que dans les médias on voit «&nbsp;des GJ&nbsp;», parfois, au lieu de «&nbsp;les GJ&nbsp;», je suis très sensible à cette différence … là je viens justement de dire «&nbsp;les médias&nbsp;»&nbsp;! »</p>



<p>«&nbsp;dans le village où j’habite, il y a des tensions, entre les GJ des ronds-points et les GJ super écolos qui vivent dans la montagne&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;cette catégorie de GJ, elle est à moitié vraie, mais les GJ eux-mêmes revendiquent l’unité du mouvement, malgré les différences&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;écrire, ça s’apprend, j’ai entendu des GJ de Commercy expliquer que c’était d’abord ceux d’entre eux qui étaient déjà militants qui ont été mis à écrire, mais les textes étaient discutés collectivement jusqu’à ce que tout le monde soit d’accord&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;il y a une grosse différence entre les textes du début et ceux de maintenant, ils sont plus politisés&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;à Commercy, on voit qu’ils recherchent l’égalité de la parole&nbsp;: chacun lit une partie du texte, comme il veut&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;en tant que spécialistes du langage, est-ce que vous savez comment trouver les bons mots pour que des discours mènent vraiment à la révolution&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;l’appel unitaire de la Marche du Siècle, pour le climat, intègre certaines revendications des GJ&nbsp;: «&nbsp;la justice sociale&nbsp;», «&nbsp;Fin du monde et fin du mois relèvent du même combat&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;dans leur 4<sup>ème</sup> appel, les GJ de Commercy posent l’urgence des fins de mois&nbsp;: «&nbsp;Désormais nombreux sont celles et ceux qui savent qu&#8217;au delà de la fin du mois, la fin du monde n&#8217;est pas si loin. Mais pour autant …&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;les GJ essaient de rester indépendants, pas facile quand différents groupes essaient d’intégrer les revendications à leur propre cadre&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;je suis vraiment étonnée de lire dans ce pays que je croyais démocratique des choses comme&nbsp;: «grenades projetant des plots de plastique rebaptisées « dispositifs manuels de protection »&nbsp;». Plus les armes ont un nom anodin, plus elles sont dangereuses&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/gj-2.png" alt="GJ 2" class="wp-image-283"/></figure>



<p></p>



<p>L&#8217;acter III du <em>Kiosque à parole</em> aura lieu au mois de mai, toujours à la <em>Commune Libre d&#8217;Aligre</em>, 3 rue d&#8217;Aligre, Paris 12e, restez à l&#8217;écoute !</p>
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