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	<title>Home - Filmic Anthropography</title>
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		<title>Université buissonnière (archives)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 11:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Charte de l’université buissonnière Tout n’est pas dit, et l’on ne vient pas trop tard. L’Université buissonnière est buissonnière parce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Charte de l’université buissonnière</strong></p>



<p><em>Tout n’est pas dit, et l’on ne vient pas trop tard.</em></p>



<p>L’Université buissonnière est buissonnière parce qu’elle prend les chemins de traverse. Elle fait sa place en tout lieu : elle s’installe dans des lieux de l’espace public, qu’ils soient appropriés ou pas.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière crée les conditions pour qu’advienne quelque chose, sans que ce quelque chose soit précisément anticipé.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière cherche à créer une possibilité. C’est la disposition à prendre goût au savoir qui lui donne sens. C’est à donner du sens qu’elle s’attache.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est l’amie des zones à défendre, des zones à défricher, des zones à découvrir, des zones à débusquer. Elle sait trouver à s’arranger des interstices de l’institution.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est université parce qu’elle reste fidèle à l’ouverture ainsi qu’à l’hospitalité qui en ont assuré la règle.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière reste attachée à l’indulgence et à la bienveillance auxquelles la connaissance oblige. Elle ne se déprend pas du ravissement que sait constituer tout savoir.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière envisage autrement les relations savoir-pouvoir. Elle veut les transformer. Parce qu’elle tient à s’affranchir des titres et des réputations pour s’entre-émanciper.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière récuse le monde de la compétition de tous contre tous. C’est parce qu’elle en déplore la tristesse et veut renouer avec un enjouement dans la fréquentation du monde.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est autre chose qu’une entreprise. Elle n’est pas le projet d’une initiatived’excellenceinnovanteàbutlucratif.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière est l’occasion de rencontres dont la signification se construit en situation. Par des confrontations à même de bouleverser les relations, les rôles, et les places assignées.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière a pour ambition de produire des œuvres en commun, d’envisager la recherche comme une forme de création indisciplinée, propre à bouleverser les horizons d’attente.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière s’ordonne donc en collectif et n’existe qu’autant que chacune et chacun, participant d’un commun toujours en devenir, la fait vivre et perdurer.&nbsp;</p>



<p>L’Université buissonnière œuvre dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. Et ne rechigne pas à l’autocritique. Il n’empêche : elle existe en totale réprobation des actes et des propos d’ordre discriminatoire ou phobique. Elle ne tolèrera pas qu’en son sein des personnes s’y livrent. En aucun cas. D’aucune façon. Sous quelque prétexte que ce soit.&nbsp;</p>



<p>Vous êtes étudiantes, artiste, anarchitecte, militants, réfugié, citoyenne, graphiste, précarisée, sans étiquette ou à mille casquettes – et vous vous reconnaissez dans cette charte en forme de fugue ? Alors c’est à vous de jouer ! L’Université buissonnière sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons, chemin faisant.</p>



<p>&nbsp;Pour mieux connaître nos chantiers, rêves et autres désirs de faire autrement de la recherche que dans la tour d’Ivoire, voici nos liens :</p>



<p>Mail de contact : <a href="mailto:univbuiss@free.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">univbuiss@free.fr</a></p>



<p>Twitter : @UBuissonniere</p>



<p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/univbuiss/">https://www.facebook.com/univbuiss/</a></p>



<p>Tous nos événements sont livres, gratuits et toute personne peut organiser toute sorte de choses avec l’UB…</p>



<p>Pour en savoir un peu plus sur l’année 2019 c’est <a href="https://wordpress.com/post/universitebuissonniere.com/333" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>



<p>Vous pouvez aussi directement écrire dans le formulaire suivant, qui enverra directement votre message à l’adresse indiquée ci-dessus. Nom(obligatoire) E-mail(obligatoire) Site Web Commentaire(obligatoire)</p>



<p>Sur cette page le programme de <strong>l’université buissonnière</strong> au fil des événements…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Po.é.li.tik 2020</h2>



<p><em><strong>Ce nouvel atelier de l’Université buissonnière qui se tiendra un mercredi soir par mois à 19h30 à la librairie Les oiseaux rares (1 rue vulpian dans le 13e).</strong></em></p>



<p>Nous recevrons différents chercheurs ou penseurs intéressés par ces questions, et nous projetons de faire aussi des séances de discussions libres autour de textes.</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #1 : le 22 janvier 2020 :</strong> présentation de notre atelier et des questions sociolinguistiques politiques qu’elles posent! Par exemple : comment rendre compte des positionnements des sujets dans les pratiques langagières? Quelle place pour la poétique dans la sociolinguistique?&nbsp; Puis nous discuterons avec<strong> Aliou Altamine Cissé</strong> autour du rapport genre et poésie chez les Touaregs (voir <a href="https://universitebuissonniere.com/2019/12/01/cycle-po-e-li-tik-1-la-poesie-des-femmes-touaregues/">ici</a> ).</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #2 : le 13 février 2020 : Deleuze/Lacan, quels possibles agencements?</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Florent Gabarron-Garcia </strong>l’auteur de l’ouvrage<strong><em> L’h</em><em>éritage politique de la psychanalyse, Pour une clinique du réel</em>. </strong>[Psychanalyste, Psychologue, Maître de conférences à Paris 8, Chercheur associé en psychanalyse (CRPMS), Chercheur associé en philosophie (ERRAPHIS), Membre de la revue Chimères fondée par Deleuze et Guattari]</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #3 : le 4 mars 2020 : Parole et Folie. La parole autrement à Laborde?</strong></p>



<p><strong>Rencontre avec Jean-Claude Polack </strong>[Collaborateur pendant une douzaine d’années aux côtés de Jean Oury et de Felix Guattari à la Clinique de La Borde.&nbsp; Il a exercé dans un collectif d’analystes à Paris et animé pendant une dizaine d’années une association de malades psychotiques. Il est rédacteur en chef de la revue <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chim%C3%A8res_(revue)">Chimères</a></em>, fondée en 1987 par par Deleuze et Guattari et il a coréalisé un film sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Tosquelles">François Tosquelles</a>. Il est l’auteur de plusieurs études qui portent l’influence de son ami et collègue Guattari. Il a publié notamment : <em>Épreuves de la folie&nbsp;: travail psychanalytique et processus psychotiques</em>, Ramonville-Saint-Agne, Éditions Érès, « Des travaux et des jours », 2006.]</p>



<p><strong>Po.é.li.tik #4 : le 22 avril 2020 : Poétique de la relation</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Myriam Suchet à propos de son dernier ouvrage : </strong><em>L’horizon est ici. Pour une prolifération des modes de relations, éditions du commun, 2019.</em></p>



<p>Voir notre présentation <a href="http://ici : https://universitebuissonniere.com/2019/11/15/lhorizon-est-ici-pour-une-proliferation-des-modes-de-relations/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a></p>



<p>Dans un monde où les liens se crispent, se liquéfient, déployer des formes de vie solidaires et émancipées implique de s’arracher aux modes de rapports établis et d’en expérimenter de nouveaux. Mais lesquels ?</p>



<p>Ce livre invite à porter attention aux qualités singulières de toute relation : chaque page reprend la structure du Talmud pour agencer un ensemble de matériaux empruntés à différents univers d’action, de création et de réflexion. Les textes et leurs interprétations littéraires opèrent comme des agents de liaison permettant de caractériser les modes de relation en dehors des termes habituellement employés pour les désigner et, ce faisant, ouvrir une brèche où être en lien autrement.</p>



<p>L’autrice tente ici de décaler nos manières de regarder et de pratiquer les relations aux autres. Et pour cela, elle expérimente un livre qui emprunte sa forme au Talmud. Les textes et leurs interprétations littéraires nous font cheminer parmi 140 extraits aussi divers que singuliers allant d’Henri Michaux, à Suzanne Jacob, en passant par Paul Celan, Sony Labou Tansi, Marguerite Duras ou encore Alain Damasio.</p>



<p>Le consulter : <a href="http://www.editionsducommun.org/download/2222/">http://www.editionsducommun.org/download/2222/</a></p>



<p><strong>Po.é.li.tik #5 : le 24 juin 2020 : Une recherche du continu : langage et relation</strong></p>



<p>Rencontre avec<strong> Serge Martin, professeur à Paris Sorbonne Nouvelle, auteur et chercheur. Ses derniers ouvrages :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Poétique de la voix en littérature de jeunesse Le racontage de la maternelle à l’université</em>, Paris: L’Harmattan, coll. «&nbsp;Enfances et langages&nbsp;», 2014 (présentation par l’auteur sur le site de l’éditeur&nbsp;: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jPl8Kd9_Knc">https://www.youtube.com/watch?v=jPl8Kd9_Knc</a><small>&nbsp;[<a href="http://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DjPl8Kd9_Knc">archive</a>]</small>).</li>



<li><em>Voix et relation Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache</em>, Taulignan: Marie Delarbre éditions, coll. «&nbsp;Théories&nbsp;», 2017. (<a href="http://www.marie-delarbre.fr/voixetrelation.html">http://www.marie-delarbre.fr/voixetrelation.html</a><small>&nbsp;[<a href="http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.marie-delarbre.fr%2Fvoixetrelation.html">archive</a>]</small>).</li>



<li><em>Ghérasim Luca, une voix inflammable</em>, Saint Benoît du Sault, éditions Tarabuste, 2018, 236 p.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930.jpeg?w=724" alt="" class="wp-image-605" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930.jpeg 1754w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-212x300.jpeg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-768x1086.jpeg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-724x1024.jpeg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-1086x1536.jpeg 1086w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1302-0930-1448x2048.jpeg 1448w" sizes="(max-width: 1754px) 100vw, 1754px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">15 février 2020</h2>



<p>Le 15 février à <strong><s class="">La Colonie</s></strong> un programme <strong>Retrouver la langue (africaine) perdue&nbsp;? &nbsp;&nbsp; </strong>avec la projection du film<em> Notre étrangère</em> de Sarah Bouyain, en présence de la réalisatrice et de<strong> Pascal Somé</strong>.</p>



<p>Pour toute information, voir notre article <a rel="noreferrer noopener" href="https://universitebuissonniere.com/2020/02/06/langue-buissonniere-6-retrouver-la-langue-africaine-perdue/" target="_blank">ici</a> ou aller sur le site La <a rel="noreferrer noopener" href="http://www.lacolonie.paris/agenda/2020/fevrier/retrouver-la-langue-africaine-perdue/" target="_blank">Colonie</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">14 février 2020</h2>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430.jpeg?w=724" alt="" class="wp-image-604" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430.jpeg 1754w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-212x300.jpeg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-768x1086.jpeg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-724x1024.jpeg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-1086x1536.jpeg 1086w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/upop1402-1430-1448x2048.jpeg 1448w" sizes="(max-width: 1754px) 100vw, 1754px" /></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1754" height="2481" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/14fev2.jpg" alt="" class="wp-image-532"/></figure>



<p>Break news! L’université populaire se prend au jeu d’une réflexion approfondie pendant plusieurs semaines avec Jeanne Etelain de la New-York University qui croise les expériences américaine et française en matière d’enseignement et de recherche. 1er épisode : le 14 février!</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="2481" height="1754" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/upopdescartes-programme11.jpg" alt="" class="wp-image-536"/></figure>



<p>L’université populaire de Paris Descartes s’est ouverte le jeudi 17 janvier 2020… avec Maria Candéa pour invitée. Elle se poursuit depuis en lien au mouvement social français.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Partager&nbsp;:</h3>



<ul class="wp-block-list">
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</ul>



<h1 class="wp-block-heading">Rechercher</h1>



<p>Rechercher&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>L</th><th>M</th><th>M</th><th>J</th><th>V</th><th>S</th><th>D</th></tr></thead><tbody><tr><td colspan="4">&nbsp;</td><td>1</td><td>2</td><td>3</td></tr><tr><td>4</td><td>5</td><td>6</td><td>7</td><td>8</td><td><a href="https://www.filmic-anthropography.com/2024/11/09/">9</a></td><td>10</td></tr><tr><td>11</td><td>12</td><td>13</td><td>14</td><td>15</td><td>16</td><td>17</td></tr><tr><td>18</td><td>19</td><td>20</td><td>21</td><td>22</td><td>23</td><td>24</td></tr><tr><td>25</td><td>26</td><td>27</td><td>28</td><td>29</td><td>30</td><td>&nbsp;</td></tr></tbody></table></figure>



<h1 class="wp-block-heading">Sites amis</h1>



<p><a href="https://doc.work/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DOC</a>!</p>



<p><a href="http://100ecs.fr/universite-du-bien-commun/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université du bien commun</a></p>



<p><a href="http://www.compagnonsdelanuit.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les compagnons de la nuit</a></p>



<p>La radio Fréquence Paris Pluriel</p>



<p><a href="http://: https://critiquessdl.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Séminaire Critique Sociale du Langage</a></p>



<p><a href="https://sociolingp.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sociolinguistique politique</a></p>



<p><a href="http://thecheapestuniversity.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cheapest university</a></p>



<p>Atelier d’indiscipline radiophonique</p>



<p><a href="https://padlet.com/myriam_suchet/j7rye42z0xnk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Promenade en Babel universiTerre</a></p>



<p><a href="https://horscadres.hypotheses.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hors Cadre&nbsp;</a></p>



<p><a href="http://sociologie-narrative.lcsp.univ-paris-diderot.fr/Contacts-353" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sociologie narrative</a></p>



<p><a href="http://www.peuple-et-culture.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Peuple et culture</a></p>



<p></p>
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		<title>Koulounisation/Colonisation :  rencontre avec Salim Djaferi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 14:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Langues buissonnières#]]></category>
		<category><![CDATA[Po.é.li.tik#]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rencontre avec Salim Djaféri (Le 19 mai 2023) à propos de sa pièce Koulounisation donnera lieu à une publication [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La rencontre avec Salim Djaféri (Le 19 mai 2023) à propos de sa pièce <em>Koulounisation</em> donnera lieu à une publication dans la revue <em>thaêtre</em>. </p>



<p><strong><em>Koulounisation</em> de Salim Djaferi, jouée au Théâtre Public de Montreuil entre le 16 et 20 mai 2023, sera reprise au printemps 2024, notamment du 29 avril au 12 mai 2024 au théâtre de la Bastille.</strong> </p>



<p>Pour une approche sociolinguistique de cette pièce, voir l&#8217;article de Cécile Canut :  https://aoc.media/critique/2023/05/15/la-puissance-du-langage-sur-koulounisation-de-salim-djaferi/</p>



<p></p>
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		<title>Les mardis cinéma à l&#8217;humathèque!</title>
		<link>https://www.filmic-anthropography.com/les-mardis-cinema/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 23:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discussion entre Cécile Canut et Jonathan Larcher autour du film &#8220;L&#8217;île des femmes&#8221;…&#160;entrée gratuite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Discussion entre Cécile Canut et Jonathan Larcher autour du film &#8220;L&#8217;île des femmes&#8221;…&nbsp;entrée gratuite. </p>



<div class="wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1753" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-1035" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2023/01/affiche_llie-des-femmes_17jan-vf_impression-1087x1536.jpg 1087w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
</div>
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		<title>En avril, le langage est politique: festival à Bordeaux!</title>
		<link>https://www.filmic-anthropography.com/en-avril-le-langage-est-politique-festival-a-bordeaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 02:11:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantiers en cours!]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Langues buissonnières#]]></category>
		<category><![CDATA[Po.é.li.tik#]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;université buissonnière, l&#8217;association Antropologia et l&#8217;association L&#8217;Autre ont mis toutes leurs forces et leurs imaginaires en commun pour vous concocter [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&#8217;université buissonnière, l&#8217;association Antropologia et l&#8217;association L&#8217;Autre ont mis toutes leurs forces et leurs imaginaires en commun pour vous concocter un festival autour des questions brûlantes qui animent nos réflexions contemporaines! Voici le programme en version courte et en version longue.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1754" data-id="977" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-977" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/flyer-anthropo-1-1-glissecc81es-1-1086x1536.jpg 1086w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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<span id="more-956"></span>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1755" data-id="994" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-994" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7-768x1087.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-d7-1085x1536.jpg 1085w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1755" data-id="999" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-999" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8-768x1087.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-8-1085x1536.jpg 1085w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1755" data-id="996" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-996" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der-768x1087.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/prog-anthropo-der-1085x1536.jpg 1085w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;université buissonnière sort du buisson! Premier rendez-vous de 2022 : &#8220;Scruter les expérimentations Arts &#038; Sciences sociales&#8221;</title>
		<link>https://www.filmic-anthropography.com/luniversite-buissonniere-sort-du-buisson-premier-rendez-vous-de-2022-scruter-les-experimentations-arts-sciences-sociales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 20:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantiers en cours!]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée par Karen Akoka et Carolina Kobelinsky, cette journée nous conduira vers des espaces d&#8217;ouverture de la pensée, bien nécessaire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Organisée par Karen Akoka et Carolina Kobelinsky, cette journée nous conduira vers des espaces d&#8217;ouverture de la pensée, bien nécessaire en cette période plus que troublée!</p>



<p>Le programme ci-dessous!</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-13 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="966" height="936" data-id="949" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter.png?w=966" alt="" class="wp-image-949" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter.png 966w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-300x291.png 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-768x744.png 768w" sizes="auto, (max-width: 966px) 100vw, 966px" /></figure>
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<span id="more-922"></span>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-14 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1754" data-id="931" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es.jpg" alt="" class="wp-image-931" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-1086x1536.jpg 1086w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1754" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-942" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-4-1086x1536.jpg 1086w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1754" data-id="943" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-943" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-5-1086x1536.jpg 1086w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1240" height="1754" data-id="945" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6.jpg?w=724" alt="" class="wp-image-945" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6.jpg 1240w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6-212x300.jpg 212w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6-768x1086.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6-724x1024.jpg 724w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2022/03/scruter-les-expecc81rimentations-glissecc81es-6-1086x1536.jpg 1086w" sizes="auto, (max-width: 1240px) 100vw, 1240px" /></figure>
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		<title>Situation(s) du langage et cinéma : le son de la séance à Mains d&#8217;œuvre!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 10:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bilans des travaux finis!]]></category>
		<category><![CDATA[Chantiers en cours!]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 10 octobre une partie de l&#8217;UB était invitée au festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris (CJC [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:54.535897265402%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="1228" data-id="785" data-link="https://universitebuissonniere.com/2020/11/23/situations-du-langage-et-cinema-le-son-de-la-seance-a-mains-doeuvre/capture-decran-2020-11-23-a-11-36-26/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/capture-decc81cran-2020-11-23-acc80-11.36.26.png" data-width="2424" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/capture-decc81cran-2020-11-23-acc80-11.36.26.png" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:45.464102734598%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="536" data-id="817" data-link="https://universitebuissonniere.com/logo-cjc-png-blanc-1/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-blanc-1.png" data-width="881" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-blanc-1.png" /></figure></div></div></div></div>



<p>Le samedi 10 octobre une partie de l&#8217;UB était invitée au festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris (CJC cinéma à retrouver <a href="https://edition2020.cjcinema.org/a-propos/">là</a>) dans un lieu magnifique : Mains d&#8217;œuvres à Saint-Ouen. Voici l&#8217;enregistrement de cette séance…&nbsp;sans les films commentés malheureusement!</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/events/4365669183502999" target="_blank"></a><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.mainsdoeuvres.org/" target="_blank"></a><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.mainsdoeuvres.org/" target="_blank">Mains d&#8217;Œuvres</a><br><a rel="noreferrer noopener" href="https://goo.gl/maps/4f748NrJoHEXzHNy9" target="_blank">1 rue Charles Garnier — 93400 Saint-Ouen</a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Situation(s) du langage et cinéma</h3>



<h3 class="wp-block-heading">Présenté et animé par les membres de l&#8217;Université Buissonnière.</h3>



<p>À partir d’une sélection de films expérimentaux qui nous ont inspiré des réflexions de sociolinguistique politique, nous nous poserons les questions suivantes&nbsp;: quel rapport au langage ces films expérimentaux entretiennent-il&nbsp;? Comment les formes langagières y sont-elles appréhendées&nbsp;? Partant à la recherche d’une politique du langage, ces films seront à la fois l’occasion de questionner la représentation filmique de l’usage de la parole dans le cinéma expérimental et un moyen de questionner nos propres manières de faire de la sociolinguistique, en tant que chercheureuses.<br><br><strong>Discussion ouverte entre un groupe de sociolinguistes, un public et un corpus de films dits expérimentaux travaillant le langage par de multiples approches.</strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:18.3457374989%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="2998" data-id="795" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09518/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09518.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09518.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:18.3457374989%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="2998" data-id="796" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09523/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09523.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09523.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:18.3457374989%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="2998" data-id="797" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09506/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09506.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09506.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:44.962787503299%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="536" data-id="799" data-link="https://universitebuissonniere.com/logo-cjc-png-blanc/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-blanc.png" data-width="881" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-blanc.png" /></figure></div></div></div></div>



<p>Dans les années 70, la linguistique exerçait son pouvoir d’attraction sur une bonne partie des productions théoriques et artistiques, de la philosophie aux sciences humaines et sociales en passant par la littérature et le cinéma. Sa capacité à modéliser le fonctionnement du langage en tant que structure et à produire des concepts — notamment ceux de signifié et de signifiant<sup>1</sup> — rejoignait sans doute une certaine idée de la modernité&nbsp;: les structures sous-jacentes mises au jour par les analystes avaient valeurs de preuves de scientificité irréfutables, c’est-à-dire de vérité incontestable.</p>



<p>Mais aujourd’hui encore, alors qu’un décentrement théorique a été opéré au sein des sciences humaines, aussi bien vis-à-vis de la Vérité que du formalisme nécessaire pour s’y approcher, les cinéastes et les artistes en général ont recours plus ou moins consciemment à diverses théories du langage issues de cette période. Or, depuis l’époque dite post-moderne, des approches comme la sociolinguistique, l’analyse du discours ou l’anthropologie linguistique ont largement remis en question ce cadre structuraliste, qui faisait du code son unique horizon, en resituant le rapport entre forme et sens dans un contexte, toujours mouvant et dynamique, dans des relations subjectives et surtout dans une histoire. Dès lors, la dimension politique du processus interprétatif est apparue sous un nouveau jour.</p>



<p>Langue, parole, discours, langage, signe, dialogue, voix, interaction… autant de manière de dire l’activité langagière. Mais combien de manières de la filmer&nbsp;? De la mettre en images et en sons? Et qu’est-ce que ces différentes représentations nous apprennent quant aux rapports — poétiques, politiques, théoriques — des cinéastes expérimentaux au langage&nbsp;?</p>



<p>Parce que le langage n’est pas qu’une question de sens et parce que le cinéma a toujours à voir avec le langage — qu’il le questionne explicitement ou non — , et parce que l’un et l’autre peuvent avoir une portée critique et réflexive, l’objectif de cet atelier est de faire dialoguer le regard cinématographique et celui du (socio)linguiste, à partir d’une sélection de films expérimentaux, autour d’une question&nbsp;: que font les cinéastes expérimentaux lorsqu’ils filment l’expérience du langage&nbsp;?</p>



<p>Dans le cadre de la théorie saussurienne du signe linguistique, le signifiant désigne la forme acoustique du signe (les sons qui composent le mot, généralement transcrits en alphabet phonétique international), et le signifié désigne la face conceptuelle du signe (l’idée qui surgit lorsqu’on entend le mot). L’objet du monde physique désigné par le signe est quant à lui appelé référent, mais ne fait pas l’objet d’une analyse particulière par Saussure.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:63.180094466856%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="3000" data-id="790" data-link="https://universitebuissonniere.com/img_20201010_151025/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/img_20201010_151025.jpg" data-width="4000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/img_20201010_151025.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:36.819905533144%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="536" data-id="807" data-link="https://universitebuissonniere.com/logo-cjc-png-noir/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-noir.png" data-width="881" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/logo-cjc-png-noir.png" /></figure><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="1334" data-id="809" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09601-2/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09601-2.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09601-2.jpg" /></figure></div></div></div></div>



<p>https://edition2020.cjcinema.org/</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://www.filmic-anthropography.com/e9268744-2920-4349-8820-8f70a00ed98c"></audio></figure>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:49.912889347245%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="3000" data-id="788" data-link="https://universitebuissonniere.com/img_20201010_153031/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/img_20201010_153031.jpg" data-width="4000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/img_20201010_153031.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:25.043555326377%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="2999" data-id="814" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09527/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09527.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09527.jpg" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:25.043555326377%;"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" alt="" data-height="2999" data-id="803" data-link="https://universitebuissonniere.com/dsc09553/" data-url="http://anthropographie-filmique.local/wp-content/uploads/2020/11/dsc09553.jpg" data-width="2000" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/11/dsc09553.jpg" /></figure></div></div></div></div>
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		<title>Dans le chien-et-loup politique que nous traversons vaille que vaille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 22:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le prolongement d&#8217;une réflexion politique collective au sein du collectif &#8220;faire commune&#8221;, voici un texte écrit par Emile et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans le prolongement d&#8217;une réflexion politique collective au sein du collectif &#8220;faire commune&#8221;, voici un texte écrit par Emile et Alain Hobé qui peut intéresser les amoureux de l&#8217;université buissonnière… n&#8217;hésitez pas à proposer vos textes. C&#8217;est libre et même recommandé!</p>



<p class="has-text-align-left">« La gauche n’est pas une affaire de gouvernement. » C’est ce qu’en substance a déclaré un jour Gilles Deleuze, insistant sur la priorité donnée à la perception du lointain du monde, et supposant d’autre part, pour cette même gauche, la nécessité d’un devenir minoritaire (qui est tout sauf un désir de ne compter pour rien). Il avait raison, croyons-nous, quand bien même nous comprenons que cette affirmation puisse paraître à certaines et certains pour le moins discutable.</p>



<p class="has-text-align-center">*</p>



<span id="more-723"></span>



<p class="has-drop-cap">Or ce qui se passe aujourd’hui, c’est que cette réalité désormais en rencontre une autre qui la met à mal. Car ce qui nous gouverne aujourd’hui non seulement cherche à ruiner la possibilité de cette perception du monde et tourne en dérision tout devenir minoritaire, mais il compromet de surcroît <em>la possibilité du discutable</em> en question. L’air du temps politique en appelle au recentrement sur soi-même, incite expressément à voir midi et toutes les autres heures à sa porte, et dès lors assèche inexorablement les pensées soucieuses du monde avant soi. Ne pressent-on pas déjà que demain, dans ce pays, si rien n’est fait, se déclarer de gauche (ou progressiste, ou soucieux du bien commun, etc., comme on voudra) se présentera comme une gageure, même aux conditions posées par Deleuze. On ne pourra plus être de gauche sans l’être misérablement. C’est-à-dire sans devoir tristement renoncer à lier la pensée générale aux actes mineurs, faits pour pallier les manquements du pouvoir, auxquels un souci altruiste obligera de rester attaché.</p>



<p><strong>Une temporalité nouvelle</strong></p>



<p>Nous postulons en premier lieu que le devenir des dirigeants placés sous le contrôle de la finance internationale (et notre petit timonier du moment semble à ce titre exemplaire) est <em>tendanciellement tyrannique</em>. Il n’y a pas de politique que ces dirigeants-là puissent suivre qui n’en vienne, au final, à ruiner nos libertés. Tout le monde a bien compris que les exigences de la finance sont par nature inapaisables&nbsp;: leur avidité est productrice d’elle-même. Il s’ensuivra ce qui devra s’ensuivre au niveau politique. On l’a chaque jour un peu plus sous les yeux. La logique qui la mène est aveugle aux ravages écologiques et sociaux, psychologiques aussi, qu’elle induit — quand elle n’en est pas même à profiter du désarroi qu’elle sème à son passage. Au point de laisser penser qu’elle poursuit un but qui n’a plus rien à voir avec quelque bonheur commun que ce soit, trouvant plutôt son intérêt dans quelque chose ayant pour contrepartie le mal-être général. La gestion cafardeuse de la crise sanitaire trouve aussi son sens dans un objectif éco-politique générateur d’un <em>partage d’affects tristes</em> où pointe la culpabilité.</p>



<p>Peut-être aura-t-elle, cette crise sanitaire, rendu patent, pour un nombre croissant de gens, le mépris qu’affichent les gouvernants et leurs amis vis-à-vis du devenir partagé, commun, dont ils se prétendent les garants. Peut-être aura-t-elle, dans le sillage de la révolte des gilets jaunes, permis un éveil des consciences contre cette forme de condescendance à l’égard de la population, mettant au jour la volonté de la contraindre aux conditions d’exercice d’un pouvoir toujours plus invasif. La donne, en cette matière, aura sans doute un peu changé. Espérons-le. Sachant que cet espoir, pour l’heure, perdure en sa fragilité devant l’acharnement d’une politique qui cherche à tous les confisquer. Et qu’il n’est pas si évident que la crise, sous l’aspect de parenthèse lugubre que ce pouvoir peut lui donner, soit le moment d’un éveil à des possibles insoupçonnés.</p>



<p>Car ce qui se met en place vise à fragiliser toute conscience politique. Qui en douterait. Pas une des déclarations de nos dirigeants qui ne vise à nous déboussoler. Pas une de ses décisions qui ne vise à nous faire perdre la main. C’est une dynamique redoutable. Elle jette les bases de sa large expansion par le même mouvement qu’elle avance et prospère. Elle y réussit d’autant mieux qu’on remet à plus tard les décisions de s’y opposer farouchement, et l’on réussit d’autant moins à s’opposer à cette dynamique qu’elle met en place, au fil de son évolution, les moyens de son développement. Dans le cas présent&nbsp;: les approximations quand ce ne sont pas les mensonges par le gouvernement lui-même, mais aussi la multiplication des tribunes où la parole est dévoyée, sont autant de moyens de nous désorienter. Donc de nous porter au-devant de ce qu’un commentateur avait judicieusement appelé «&nbsp;la dissociété&nbsp;» — sous couvert de défense des libertés, il va sans dire. C’est par le désarroi, par un trouble annonçant une <em>démonétisation du savoir</em>, que ce pouvoir est disposé à s’attirer les bonnes grâces, en forme de passivité, d’une population désœuvrée. Parce qu’il ne s’agira bientôt plus, pour lui, que de perdre la population pour mieux l’amener à résipiscence.</p>



<p>Tout ceci fait que nous voilà tous poussés dans une temporalité nouvelle. Car désormais le temps presse. Et chaque crise en accentue davantage l’évidence. Il s’engage une course contre la montre au moment même où le pouvoir a pris le parti de jeter le trouble dans la population pour mieux la manœuvrer, et l’amener à accepter l’inacceptable — voire la conduire à préférer les joies de l’aveuglement sur les malheurs du monde, gagées sur de vagues plaisirs décompensateurs, au souci d’un bonheur commun présenté comme inaccessible. La <em>résignation rieuse</em>&nbsp;: c’est ce que le pouvoir, tout le pouvoir, cherche à susciter chez la population. Quand bien même cette résignation jouisseuse serait inassumable et prédisposerait au malaise, à la mélancolie chronique. Et peut-être bien pour cette raison précise qu’elle affecte douloureusement des esprits qui ne sont jamais préparés à cette économie des plaisirs frelatés nés de l’opportunisme sans freins.</p>



<p><strong>Un paysage de défaite</strong></p>



<p>Nous ne pouvons plus guère attendre. Dès lors que le pouvoir a entrepris non seulement de liquider les conquis sociaux, voire de travestir les acquis institutionnels hérités de la Révolution, portant à maturité une sorte d’ancien régime, mais également de briser les ressorts à la fois physiques et moraux qui permettraient de s’élever contre ce désastre, il faut se rendre à cette évidence-là. Nous sommes aujourd’hui sans défense, et rien ne dit que nous ayons encore pour nous la force du nombre qu’on croyait être la nôtre. À dire vrai, tout en fait douter. Nous ne voyons rien, dans notre quotidien, qui puisse amener à penser qu’un grand désir d’émancipation collective ait possiblement gagné les esprits d’aujourd’hui. Ni même qu’il fasse, en quelque manière que ce soit, question pour bon nombre de nos contemporains. Le quotidien de nos interactions laisse même penser que le cours de l’émancipation a durement chuté. Bien sûr, des initiatives voient le jour, courageuses, ambitieuses souvent, qu’il faut porter au crédit d’un admirable refus de se résigner. Mais nous ne pouvons pas pour autant faire comme si le pouvoir, en sa grande puissance, ne pouvait pas détruire une à une les entreprises allant à l’encontre de ses intérêts. Sa finance a tout accaparé. Sa police est hyperpuissante. Et la lutte frontale engagée contre l’une et l’autre sera dramatiquement asymétrique. Pour ne pas dire toujours déjà perdue.</p>



<p>Le monde des possédants ne cédera rien. Des miettes, au mieux, pour éviter un grand drame immédiat. Mais il ne supportera pas que soit durablement remise en cause sa prééminence. Il ne le pourra pas. Le fameux TINA valait sans doute aussi pour lui dans la pensée des pionniers de sa politique. Car sa logique est celle de la martingale, il ne peut se permettre ni ne peut accepter la suspension de ses prérogatives. Rien ne le fera dévier de son chemin, même l’éventualité de conflits désastreux. D’autant qu’il est armé. Qu’il n’hésitera pas si nécessaire à faire usage de ses armes. À faire feu, au besoin. Les possédants contemporains n’ont pas beaucoup changé depuis l’époque où leurs soldats tiraient sur les mineurs récalcitrants de Fourmies en 1891. Leurs intérêts sont les mêmes, et la peur de tout perdre en moins de temps qu’il n’en faut pour tirer sur la foule est pour les mêmes motifs inchangée. Comment ne pas voir que de notre côté, désarmés par le pouvoir qui, lui, détient des armes auxquelles nos esprits ne sont nullement acclimatés, nous ne sommes aucunement prêts à supporter le coût d’un tel conflit. Nous aurions bien du mal à nous imaginer la violence des combats auxquels pousserait un pouvoir placé devant l’hostilité d’une opposition liguée dans le désir de sa destitution. Nous aurions bien du mal à voir nos amis, nos frères et sœurs, ou nos enfants puisque ce sont eux qui trinquent en pareil cas, mis en joue par les gardiens de l’ordre en <em>tenue de clone</em>. C’est cette perspective odieuse, en second rideau, qui entre en jeu dans le rapport de soumission à la brutalité d’une politique qui, sans avoir à le dire, perdure à la faveur de ce chantage à des deuils insoutenables. C’est elle qui porte à transiger sur des réformes moins cruelles en somme, moins douloureuses, que la guerre menée par un pouvoir prêt à tout pour ne pas renoncer.</p>



<p>Comment ne pas s’avouer que personne n’a l’envie de savoir ses proches engagés dans un conflit dont le caractère meurtrier forme un moyen de dissuasion. Car une peur est là, dont pas grand-monde n’entend parler. Qui fait que la passivité l’emporte. Et qui devrait faire réfléchir avant de se lancer dans des incantations au soulèvement dont, par ailleurs, il est tout de suite très clair pour tout le monde qu’elles n’iront pas beaucoup plus loin que les pas du trépignement qu’elles occasionnent. Au point d’abandonner tout le monde dans sa révolte et ses airs de bravaches admonestant le pouvoir sur la ligne de départ du grand soir en regardant de tous côtés, avec en tête la question qui annihile les meilleures volontés d’en découdre&nbsp;: «&nbsp;Qui commence&nbsp;?&nbsp;» On aurait dû compter les fois où s’est entendu dire&nbsp;: «&nbsp;Ça va péter&nbsp;», lors même que rien n’aura craqué puisque le «&nbsp;ça&nbsp;» n’aura jamais vraiment bougé. Car de ce «&nbsp;ça&nbsp;», précisément, il n’est jamais rien dit. Rien en tout cas qui laisserait penser qu’on l’aura ébranlé. Qu’on pourrait, sans risquer pour sa vie, s’aventurer à l’assaillir, le chahuter, le dérégler en vue d’un grand chambardement.</p>



<p>Comment ne pas s’en aviser, fût-ce pour le déplorer douloureusement&nbsp;: ce paysage est celui d’une défaite, qui fait voir ce qu’il en est de la colonisation des espaces réels et figurés qui l’a suivie par les esprits retors du «&nbsp;capitalisme absolu&nbsp;» comme dit Rancière. Et quand bien même cette défaite n’est pas totale, ni n’est définitive, quand bien même l’histoire est loin d’être finie, la dénégation de cette réalité précise est propre à faire perdre beaucoup de temps, quand tout invite à se rendre à l’évidence du fait que nous n’avons pas pour l’instant, de ce côté-là, les moyens de créer un rapport de force. Au vu de ce que nous inflige un pouvoir particulièrement virulent depuis plusieurs années maintenant, nous devrions l’avoir créé, et en notre très large faveur. Il n’en est rien, et le moment est peut-être maintenant venu de regarder les choses en face et de dresser le constat lucide d’un insuccès qui doit nous interroger. Et non pas être l’occasion de relancer la machine à croire en nos capacités à faire front à ce pouvoir omnipotent. Le point de vue, certes, n’est pas des plus confortables. Il prêterait même, sans doute, à un début de pyrrhonisme. Mais il n’en est pas moins prometteur d’inédits politiques. Car ce point de départ-là <em>n’en appelle pas à la foi</em> mais prend pied dans la réalité crue des données du moment. Cinglante, sans doute, la réalité, mais donnant lieu à l’examen sans concession de ce qui nous arrive. Un examen sans angélisme et propre à ne pas se hausser du rêve bleu d’un grand désir déjà constitué.</p>



<p>Le déconfinement, comme tant d’autres séquences avant lui, aura mis à l’épreuve les convictions de certains quant à l’avènement d’un temps d’après rompant avec celui d’avant. C’est même une rengaine, et pour tout dire lassante. On ne compte plus les «&nbsp;Rien ne sera comme avant&nbsp;», comme on fait maintenant la sourde oreille aux «&nbsp;Plus jamais ça&nbsp;» depuis la première fois, pour nous, avec la mort de Malik Oussékine. Quelque chose d’une auto-persuasion à tonalité dépressive, en tous points désarmante, résonne dans cette volonté de ne pas désespérer Nation-République ou Denfert-Invalides. Car on ne peut plus en douter désormais&nbsp;: la machine à désirs capitalistes est puissante, et son histoire est désormais longue. Elle a permis déjà que s’installent dans les consciences, et dans les corps aussi, les habitudes auxquelles on ne renoncera pas sans mal. En tout cas pas sans que quelque chose d’autre, au moins aussi puissant, fasse entendre à sa place ce qui dans les esprits résonne à la façon d’une <em>immense promesse</em>.</p>



<p><strong>Le principe opposable</strong></p>



<p>Ce qui nous gouverne, au-delà de son actuelle incarnation dans un homme entouré de ses collaborateurs dévoués, est là pour un moment encore, il tient encore debout. Sa vigueur, il la doit pour une bonne part à un demi-siècle de formation des esprits à l’école du monde néolibéral. Les pré-requis de ce monde-là sont dans les têtes. Il ne faudrait pas chercher bien loin pour découvrir en quel degré de compromis, sinon de compromission, nous en sommes, toutes et tous, avec ce système par ailleurs honni, et ceci sans même aller jusqu’à considérer l’implication de tous qu’appelle la division du travail où, pour le coup, la réalité se montre particulièrement cruelle. Frédéric Lordon le rappelle avec justesse. Les résistants du moment ne pourront pas sacrifier ce qui leur fait endurer les sacrifices antérieurs, durement consentis, sans sombrer tout à fait. De surcroît, beaucoup croient pouvoir longtemps contester un ordre qu’ils sont, de par leur position et les prérogatives nouvelles qui leur sont imposées, en charge de servir. Ils ne se figurent pas assez à quel point ils sont les employés d’une institution qui, au train où vont les choses, pourra demain les mettre à pied au motif de leur trop grande insoumission. L’offensive contre l’université émancipatrice devrait faire se dresser la majorité des oreilles, or visiblement ce n’est pas trop le cas. Il y a une sorte de force d’inertie de la pensée, alors même que tout laisse imaginer que, réfractaires à l’ordre dominant, nous ne sommes que tolérés pour la simple raison qu’on produit, pour le moment, davantage de pacification sociale qu’on ne sape les bien-fondés du régime.</p>



<p>Cette inertie, on peut la comprendre. Une révolution, puisque c’est de cela qu’il s’agit, n’est pas une mince affaire. D’autant moins qu’elle aura face à elle une caste armée dont les enjeux vitaux seront menacés. Et qu’il faudra, pour cette révolution, compter avec l’engagement de populations installées depuis longtemps maintenant dans la paix, même relative. C’est-à-dire dans l’éloignement du possible de la mort violente à teneur, disons-le, <em>sacrificielle</em>. À la mort de Rémi Fraisse, le préfet local avait déploré qu’on puisse encore aujourd’hui «&nbsp;mourir pour des idées&nbsp;» (c’est à Brassens qu’on pense ici, à sa très remarquable et cependant très problématique chanson). Car il se trouve, et qui le contesterait, que personne ne veut mourir pour des idées, et moins encore, comme on l’a dit déjà, voir disparaître ses enfants dans la nuit de ces combats-là, qui sont sans merci. Toute violence, et on le comprend bien, est vécue comme un traumatisme. Or si commencement de grand soir il y a, la probabilité est forte que la réaction qui s’ensuivra fera passer la répression des gilets jaunes pour un doux moment d’expression policière. Osera-t-on affronter ne serait-ce que le commencement de cette perspective&nbsp;?</p>



<p>Savons-nous combien nous sommes&nbsp;? Non, nous ne le savons pas. Nous ne pouvons pas le savoir. Nous ne pouvons que le conjecturer. Nous ne pouvons que croire que si nous ne le sommes pas encore assez, nous le serons bien davantage demain. Parce que pour l’heure, nous avons tout lieu de croire que, pour nombreux qu’on puisse être, on ne l’est pas au point de pouvoir s’estimer en mesure de ne pouvoir compter que sur nous. Et puis rien ne dit que les colères, même si elles sont nombreuses, s’agrégeront autour de notre envie de les voir converger. Car si les temps sont sans doute à l’exaspération, ils n’en sont pas moins à la tentation régressive. Et cela d’autant que tout un environnement, notamment médiatique, notamment télévisuel, pousse assidûment pour un repli sur soi. Pour une inclination tendre à s’émouvoir de la beauté de nos petits villages à l’écart des cités malfamées. La basse continue d’un <em>retour à la terre qui ne ment pas</em> s’y fait entendre en toute discrétion. Disons-le&nbsp;: pour celle ou celui qui se tient loin du flux qu’entretient continuellement la machine à désirer le pire qu’est la télé, l’exposition même furtive à son discours est une épreuve. Une exposition douloureuse à ce discours qu’on voit malignement chercher à façonner les esprits. Or cette machine est dans tous les salons du pays, ou presque. Et nous ne sommes pas loin de penser, pas loin du tout, qu’en vertu de la nécessité de tout revoir de l’ordre en place, un pareil instrument devrait tout naturellement trouver place au sein du lieu convenant à l’expression de sa vanité sans grâce&nbsp;: la déchetterie. Nous ne sommes pas loin de penser non plus qu’un tel geste, au regard de l’addiction que la télé suppose de part et d’autre de l’écran, pourrait constituer un signe de rupture avec le monde d’avant dont elle est un rouage essentiel.</p>



<p>Le seul principe opposable à l’exaspération des opportunismes débridés et des rivalités sans fin est évidemment celui du commun, ou des communs. Chacun le sait. Même si l’impression nous vient qu’il s’agit quelquefois par ces mots d’en escamoter un autre, celui de communisme, décidément difficile à prononcer. Donc de prendre ses distances avec une «&nbsp;hypothèse communiste&nbsp;», selon l’expression d’Alain Badiou, toujours prompte à effaroucher. Car on ne mesure peut-être pas toujours assez en quelle détestation est tenu l’idée de communisme. Son nom seul fait fuir (à notre avis, bien plus que celui d’anarchisme, par exemple, dont on perçoit, par le biais libertarien, comment il peut être détourné par le pouvoir qui le déteste), y compris parfois ceux qui ont eu à profiter des bienfaits de ce que cette idée-là peut donner de plus tangible. Il se pourrait fort, d’ailleurs, que le communisme soit mis à l’index d’abord pour cette raison-là&nbsp;: ceux qui le réprouvent, ou ceux auxquels on a appris qu’il fallait le redouter, y perçoivent encore <em>un ressort du possible politique</em>. Et rien n’est négligé par le pouvoir pour empêcher que cette hypothèse revienne, et fasse souche à nouveau. Tant et si bien que l’hypothèse <em>a priori</em> plus acceptable de l’élaboration d’un commun s’en voit à son tour affectée. Dans le quotidien de nos fréquentations en pays rural, nous ne rencontrons personne en vérité dont la notion retienne aisément l’attention. Nous aimerions ne pas avoir à le dire, mais le legs du communisme est proprement irrecevable, et le travail de reconstruction de l’idée d’un commun possible n’est qu’à peine entamé. Ce n’est pas beaucoup mieux qu’une jachère, aussi prometteuse qu’elle soit, qui s’offre aux regards des réfractaires au monde tel qu’il est censé leur échoir.</p>



<p><strong>Une dynamique nouvelle</strong></p>



<p>Les institutions sont à ce point viciées et les pouvoirs à ce point verrouillés qu’il se pourrait bien que le régime actuel trouve à se voir reconduit dans deux ans. Quelle qu’en soit la tête d’affiche. Une telle perspective est pour le moins déprimante, terrifiante à maints égards. Elle ne peut laisser personne indifférent dans le camp de l’émancipation, à moins de verser dans un fatalisme mâtiné de cynisme. Et cet horizon-là, menaçant, s’impose à la pensée pour peu qu’on ne s’imagine pas qu’autre chose advienne d’ici là, qui viendrait chambouler cet <em>ordre du jour </em>présent. Quelque chose comme une apparition dans le chien-et-loup politique qu’en pénitents nous traversons vaille que vaille.</p>



<p>Nous partons de loin. Le camp émancipateur aura été dernièrement atteint par au moins trois quinquennats de démolition systématique des conditions de son expression. Car aujourd’hui, la fameuse formule&nbsp;: «&nbsp;Ils ont les millions, nous sommes les millions&nbsp;», n’a peut-être pas la solidité que sa tournure syntaxique laisse supposer. Les millions détenus par les possédants se sont multipliés, et nous allons en rangs dispersés. Nous gagnerions sans doute à nous figurer une autre réalité, moins joviale et néanmoins plus propre à s’éviter les faux-semblants&nbsp;: ils ont les millions de milliards, et nous sommes divisés. Sans compter qu’il est aussi fait abstraction, dans cet appel au nombre, de la multitude de celles et ceux que l’extrême droite emporte dans le flux de ses ressentiments ravageurs, dont les rangs sont, eux, unis dans la même ferveur réactionnaire.</p>



<p>«&nbsp;Adhérer à la démocratie au sens fort suppose de l’effectuer, c’est-à-dire de prendre parti sans garantie de victoire.&nbsp;» Cette phrase de Samuel Hayat dans <em>Démocratie</em>, paru aux éditions Anamosa, résume avec justesse ce que nous voulons dire ici. À savoir que c’est dans l’exercice démocratique que la démocratie se fait. Car la démocratie n’est pas un état de fait qui nous échoit&nbsp;: c’est dans la dynamique de sa pratique qu’elle trouve une forme qui n’est jamais définitive ni n’est l’apanage de quelques-uns, fussent-ils une majorité. Parce qu’il n’y a rien qui retienne autant l’attention puis l’intérêt que ce qui responsabilise ceux qui interviennent, à quelque degré que ce soit. Et puis parce qu’il n’y aura rien à opposer à ce qui nous prépare des lendemains affreux qui ne sera massif. Pour les raisons que nous avons abordées plus haut, qui regardent la temporalité qui nous est infligée, la dynamique régressive à laquelle dispose un pouvoir dévoyé, l’incertitude du nombre, la gravité de l’atteinte portée au corps social, ou bien encore la question écologique, etc.</p>



<p>Rien n’évoluera si ne s’associent pas toutes les volontés désireuses de ce qui n’est pas qu’un changement mais qui consiste en un profond bouleversement. Nous pensons évidemment aux gilets jaunes, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux croisés dans les mouvements sociaux de naguère et de jadis. Là comme ailleurs, des femmes et des hommes ont entrepris de s’emparer de la chose politique afin de pouvoir «&nbsp;effectuer&nbsp;» la démocratie retrouvée. On les a vus constituer une force latente, tout près de s’agréger autour d’idées puissantes renouant avec un idéal propre à subordonner à ses impératifs ceux de l’économie concurrentielle.</p>



<p>Il n’en est pas moins vrai que les débats s’enliseront sans réponse à cette question que trop peu de monde pose ou se pose&nbsp;: comment l’opposition représentée par ces volontés agrégées conçoit-elle de <em>prendre le pouvoir&nbsp;</em>? Quelles ressources a-t-elle à sa disposition pour ne pas voir ses intentions ramenées à des velléités de matamore&nbsp;? Le régime ne tombera pas de lui-même, nous savons sa capacité de résilience, et l’impression vient immanquablement qu’il faudra bien l’aider un peu dans l’effort vers sa chute. Or ce mouvement ne s’initiera pas sans la participation de la population dans sa part la plus grande&nbsp;: des millions, c’est ce qu’il conviendra d’être pour espérer vaincre ce pouvoir, qui d’ailleurs le sait bien (lui qui n’a de cesse que ses opposants s’opposent entre eux). La seule convergence des engagements ne suffira pas à rallier les volontés qu’il nous faut rassembler dans un très vaste élan. Appeler voire exhorter au refus, à la lutte, à l’union, n’implique à notre avis que trop modérément dans le processus politique, et n’engage pas suffisamment à déterminer à la fois les motifs et les moyens de cette volonté-là. Ne doit-on pas considérer plutôt qu’il y a nécessité, non pas de gagner <em>par le discours</em> l’adhésion du grand nombre, mais d’éveiller chez lui l’envie de prendre part à des débats dans la mesure où quelque chose s’y passe et où ce qui s’y passe est à la fois grisant et prometteur. Ce qui revient à dire&nbsp;: créer les conditions de possibilité d’un investissement global chez les premiers concernés par la politique qui acquiert, de par cet investissement, sa forme au moment même où elle est pratiquée.</p>



<p>Se regrouper est sans conteste nécessaire, et désirable aussi. Mais rien ne sera concevable sans faire intervenir celles et ceux que, jusque-là, ces idées (propositions, initiatives, résolutions, etc.) laissaient de glace. Et si nous pensons leur rôle à ce point décisif, c’est qu’elles sont propres à <em>déterminer le cadre</em> au sein duquel œuvrer dans le dessaisissement des différends et des malentendus. Parce qu’elles ont en commun, ces idées, déjà, de pouvoir former le champ de réflexion propice aux débats constructifs qu’innerve une envie partagée d’un monde autrement habitable. Et parce qu’elles sont également ce que la logique qui gouverne veut abattre (pour ne lui substituer que ce qui ne fait pas autrement penser qu’en termes utilitaristes ou en formules chiffrées).</p>



<p>Nous n’avons guère d’autre choix que celui d’une dynamique nouvelle qui renouera d’une certaine manière avec cette belle incitation de 68&nbsp;: mettre l’imagination au pouvoir. Ou, si l’on préfère, mettre l’imagination en pouvoir de substituer à la laideur du monde des possédants actuels une beauté née des contributions singulières et communes à la fois. Faire entendre et voir une certaine poésie de l’existence, au-delà des textes relatant les luttes passées, pour la raison que le néolibéralisme est démonétiseur de toute poésie (car nous tenons pour décisif ce point aveugle du parachèvement néolibéral du capitalisme&nbsp;: une désertification du poétique, sous la forme de son recyclage en futilités consommables). Un ami récemment décédé en faisait la remarque&nbsp;: ce que le capitalisme produit pour nous, gens de peu ou de pas de fortune, est laid. Nous pourrions ajouter&nbsp;: ce que ce monde-là cherche à faire de nous-mêmes est laid (des cupides, des soupçonneux, des jaloux, etc.). Ce qui n’est pas laid, ce que nous gardons de beau, est ce que nous arrachons à la volonté du pouvoir de nous voir avilis. C’était déjà ce qui se retrouvait dans le programme «&nbsp;Les Jours heureux&nbsp;», dont nous pensons que la popularité, encore aujourd’hui, réside dans cette tonalité d’un retour au beau des choses simples qui s’y entend. Comme on aura pu voir dans les grands mouvements de l’histoire toujours cette exigence de <em>revenir à une estime de soi</em>. Tandis qu’il faut être moche, infect même parfois, dans le monde des gagnants, même avec un sourire très télévisuel, très publicitaire. Il faut endosser une laideur morale conscientisée pour prendre part aux joies du monde des managers, et se penser compétitif, ou bien opportuniste, et même égocentrique, et froid calculateur&nbsp;: une laideur obligée que ce monde veut nous voir partager. Alors qu’il est possible (évidemment, mais le pouvoir nous le fait oublier) de ne pas être ces individus de la convoitise et du soupçon porté sur tout ce qui ne partage pas leurs intérêts. Alors qu’il est possible d’être belles et beaux vu qu’on n’a pas cessé de pouvoir l’être… et de l’être dans la vérité de ce que nous devenons.</p>



<p>Émile et Alain Hobé</p>



<p>mai 2020</p>



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		<title>Croquis:: vrs [une œuvre de Leyokki]</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2020 21:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Université populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Croquis:: vrs(29.7 x 21.0, 2’31, NB, sonore)Croquis cinégraphique sur le confinement et le virus.Pensées éparses, transmutations fragmentées : un cercle [&#8230;]</p>
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<p><em><strong>Croquis:: vrs</strong></em><br>(29.7 x 21.0, 2’31, NB, sonore)<br>Croquis cinégraphique sur le confinement et le virus.<br>Pensées éparses, transmutations fragmentées : un cercle devient carré, un autre cercle pangolin, un carré chauve-souris. Le nom des figures sont indiqués en index.<br>Le film est accompagné d’un livret :&nbsp;<a href="http://leyokki.org/pdf/livret_vrs.pdf">http://leyokki.org/pdf/livretvrs.pdf</a></p>



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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 23:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bilans des travaux finis!]]></category>
		<category><![CDATA[Chantiers en cours!]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Juillet 2019, l&#8217;université buissonnière a fait halte au Chammet pour partager quelques temps de l&#8217;expérience d&#8217;appropriation d&#8217;un lieu que [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En Juillet 2019, l&#8217;université buissonnière a fait halte au Chammet pour partager quelques temps de l&#8217;expérience d&#8217;appropriation d&#8217;un lieu que cinq personnes ont investi à l&#8217;année : ancien site d&#8217;une colonie de vacances d&#8217;EDF à l&#8217;abandon, construite sur le modèle de l’architecture futuriste, de nombreux Parisiens y viennent l&#8217;été pour aider à la reconstruction des lieux de vie.</p>



<div class="wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051320008.jpg?w=640" alt="" class="wp-image-676"/><figcaption class="wp-element-caption">@sarah leleup</figcaption></figure>
</div>



<p>Pour l&#8217;université buissonnière, il s&#8217;agissait de partager les moments de vie commune et de réfléchir à la dimension politique d&#8217;un tel retrait du monde… Il est ressorti de ces journées quelques images, plusieurs films, ainsi que des textes, que nous restituons ici de manière brute…</p>



<span id="more-670"></span>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0025.jpg?w=640" alt="" class="wp-image-679"/><figcaption class="wp-element-caption">@sarah leleup</figcaption></figure>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"><strong>Résister, avec quels moyens?</strong></p>



<p><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Un film de Jean-Frédéric de Hasque &amp; Abdourahmane Seck, 2020.</span></p>



<p>&#8220;L&#8217;université buissonnière (UB) a été créée en 2018, en réaction à la contrainte de la pensée générée par l&#8217;État et les éléments institutionnels ou associatifs surplombant. Le &#8220;petit buisson&#8221; est son logo, il exprime sa croissance dérégulée et le besoin de sortir des enceintes. Se réunissant régulièrement en ville, quelques membres se sont retrouvés au Chammet rejoignant le collectif établi près de Tarnac, pour (re)charger corps et esprits. Croisement de pensées et de travaux manuels, séquences et bribes en forment les traces&#8221;.</p>



<p>Le film est visible <a rel="noreferrer noopener" href="https://vimeo.com/409586701" target="_blank">ICI</a> ou là : </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&quot;résister avec quels moyens ?&quot; un film de Jean-Frédéric de Hasque et Abdourahmane Seck" src="https://player.vimeo.com/video/409434331?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1778" height="1000" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0023.jpg?w=640" alt="" class="wp-image-678"/><figcaption class="wp-element-caption">@sarah leleup</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/fanzine.jpg" alt="" class="wp-image-343"/></figure>



<p class="has-drop-cap" style="font-size:21px"><strong>Carnet de Voyage : Chammet (2019) </strong></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Un film de Leyokki </span></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carnet de Voyage:: Chammet (2019)" width="1333" height="1000" src="https://www.youtube.com/embed/TeWQK3NA1wI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"><strong>Compte-rendu subjectif de quelques jours passés au Chammet à l&#8217;été 2019.</strong></p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Un film de Théo Deliyannis</span></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Chammet juillet 2019" src="https://player.vimeo.com/video/379971440?dnt=1&amp;app_id=122963" width="640" height="480" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size"><strong>Retour au Chammet</strong></p>



<p class="has-medium-font-size"><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">un film de l&#8217;université buissonnière</span></p>



<p><a href="https://vimeo.com/375506448">https://vimeo.com/375506448</a></p>



<p>Voir le film : <a rel="noreferrer noopener" href="https://vimeo.com/375506448" target="_blank">ICI</a></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-18 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" data-id="682" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-1024x678.jpg" alt="" class="wp-image-682" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-1024x678.jpg 1024w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-300x199.jpg 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-768x509.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-1536x1018.jpg 1536w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310032-2048x1357.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="877" height="1024" data-id="677" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445-877x1024.jpg" alt="" class="wp-image-677" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445-877x1024.jpg 877w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445-257x300.jpg 257w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445-768x897.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445-1316x1536.jpg 1316w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310028-e1761053469445.jpg 1422w" sizes="auto, (max-width: 877px) 100vw, 877px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="678" height="1024" data-id="674" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-678x1024.jpg" alt="" class="wp-image-674" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-678x1024.jpg 678w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-199x300.jpg 199w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-768x1159.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-1018x1536.jpg 1018w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-1357x2048.jpg 1357w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/000051310026-scaled.jpg 1696w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" data-id="680" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-1024x678.jpg" alt="" class="wp-image-680" srcset="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-1024x678.jpg 1024w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-300x199.jpg 300w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-768x509.jpg 768w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-1536x1018.jpg 1536w, https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/04/img_0030-2048x1357.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">@sarah leleup</figcaption></figure>
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		<title>Po.é.li.tik #3 : langage et psychanalyse, avec Jean-Claude Polack</title>
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		<dc:creator><![CDATA[FilmicCCecileAdmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Feb 2020 22:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Po.é.li.tik#]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Atelier&#160;Po.é.li.tik&#160;#3&#160;aura lieu&#160;ce mercredi 4 mars à 19h30, à la librairie&#160;Les oiseaux rares&#160;(1 rue Vulpian, Paris 13e).Nous accueillerons&#160;Jean-Claude Polack, psychiatre et [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-19 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="202" height="250" data-id="643" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/images-1.jpg" alt="" class="wp-image-643"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="182" height="277" data-id="644" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2020/02/images.jpg" alt="" class="wp-image-644"/></figure>
</figure>



<span id="more-638"></span>



<p><br>L’<strong><em>Atelier&nbsp;Po.é.li.tik&nbsp;#3</em></strong>&nbsp;aura lieu&nbsp;<strong>ce mercredi 4 mars à 19h30, à la librairie&nbsp;<em>Les oiseaux rares</em></strong>&nbsp;(1 rue Vulpian, Paris 13e).<br>Nous accueillerons&nbsp;<strong>Jean-Claude Polack</strong>, psychiatre et psychanalyste, qui a travaillé à la clinique Laborde de 1964 à 1976, avec qui nous discuterons des liens&nbsp;<strong>entre langage et psychanalyse.</strong></p>



<p><strong>Venez nombreu.x.ses !</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.filmic-anthropography.com/wp-content/uploads/2026/01/AVT_Jean-Claude-Polack_9490.jpg" alt="Résultat de recherche d'images pour &quot;Jean-Claude polack&quot;"/></figure>
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